Selon le Clal, en 2024 la production italienne de viande bovine a atteint environ 659 mille tonnes (+6,3% par rapport à 2023), avec un degré d’autosuffisance qui a chuté à 37% et un chiffre d’affaires qui entre l’agriculture et l’industrie dépasse les 13 milliards d’euros. Pour compléter le tableau, le secteur ovin et caprin – avec une valeur totale de plus de 900 millions d’euros entre viande et lait – confirme son importance stratégique pour la protection territoriale et environnementale des zones intérieures et pour le maintien d’une production typique de haute qualité avec un cheptel ovin national en légère augmentation et avec des importations de viande ovine en croissance d’environ 5% sur une base annuelle. L’élevage italien est revenu au centre du débat national avec la table ronde « L’avenir de l’élevage italien: entre défis économiques, nouvelle PAC et renouvellement générationnel », promue par Assocarni et animée par la journaliste Alessandra Viero, avec une introduction du Clal sur le comportement des marchés des bovins et des ovins. (Vidéo)
La chaîne d’approvisionnement italienne en viande bovine a confirmé une forte capacité d’adaptation dans un contexte européen en contraction. Après des mois de volatilité, le marché se stabilise, mais des problèmes structurels critiques restent liés à la faible autosuffisance – toujours inférieure à 40 % – et à la dépendance à l’égard des approvisionnements étrangers. « Le marché reste complexe mais montre des signes de stabilité grâce au travail de toute la chaîne d’approvisionnement. Il nous faut maintenant consolider ces résultats avec des politiques à long terme et des relations plus équilibrées avec la distribution. Avec le projet de loi ‘Coltiva Italia’, le gouvernement a écouté l’appel des agriculteurs et des producteurs italiens, en choisissant d’investir de manière ciblée dans la filière vache-veau : c’est le moyen de réduire la dépendance à l’égard des étals étrangers et de renforcer la souveraineté alimentaire de notre pays », souligne Serafino Cremonini, président de Assocarni.
Le projet de loi « Coltiva Italia » prévoit un budget total de 1,05 milliard d’euros pour l’ensemble du secteur agricole, y compris l’élevage. Au sein de ce budget, 300 millions d’euros sont alloués à la filière bovine : 70 % pour la lignée vache-veau et 30 % pour l’utilisation de la semence sexée. La comparaison entre production et distribution a mis en évidence la nécessité d’un nouveau pacte de chaîne d’approvisionnement, basé sur des accords stables, des indicateurs de coûts partagés et une communication transparente sur l’origine, le bien-être animal et la durabilité.
Dans la deuxième partie des travaux, consacrée au dialogue avec le monde politique et parlementaire, la volonté commune de préserver la compétitivité du secteur de l’élevage a émergé dans le cadre de la prochaine PAC 2028-2034, en évitant le risque d’une renationalisation des ressources et en valorisant la spécificité des systèmes d’élevage italiens. La nécessité de reporter de douze mois l’application du règlement européen sur la déforestation a également été réitérée, pour éviter les distorsions entre les États membres et pour garantir la réciprocité des normes et des contrôles efficaces dans le cadre de l’accord du Mercosur.
En conclusion, Assocarni a remercié le ministre Francesco Lollobrigida pour l’attention constante portée au secteur de l’élevage italien et, enfin, pour la position prise sur le règlement européen sur la déforestation, qui entraînera des coûts et une complexité importants pour les opérateurs.
À la table ronde, les intervenants de la partie consacrée au monde productif étaient Cristiano Fini (Président CIA), Massimiliano Giansanti (Président Confagricoltura et COPA) et Ettore Prandini (Président Coldiretti), Piero Camilli (Vice-Président Assocarni en charge du secteur ovin), Paolo Cetorelli (CE.DI.Gros), Giuliano Marchesin (Directeur OI IntercarneItalia) et Claudio Mazzini (Coop Italie). Dans la partie consacrée au dialogue avec le monde politique et parlementaire, les intervenants étaient le sénateur Giorgio Maria Bergesio (vice-président de la Commission de l’agriculture du Sénat), le sénateur Luca De Carlo (président de la Commission de l’industrie, du commerce, du tourisme, de l’agriculture et de la production agroalimentaire du Sénat), le sénateur Stefano Patuanelli (membre de la Commission du budget de la Chambre) et l’hon. Raffaele Nevi (Vice-président de la Commission Agriculture de la Chambre des Députés).




