« La recommandation est d’introduire le smartphone dans la vie des jeunes le plus tard possible. Si on voulait indiquer un seuil, je dirais vers 14 ans, mais chaque année supplémentaire sans smartphone est une année de gagné en termes de santé. » Ainsi Rino Agostiniani, président du Sip, s’exprimant lors des États généraux de pédiatrie 2025 organisés au Sénat par la Société italienne de pédiatrie, à l’initiative du sénateur Marco Meloni, à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant et de l’adolescent, consacrée au thème « L’enfant numérique ».
« La revue de la littérature scientifique des dix dernières années – explique Agostiniani – met en évidence de nombreux risques physiques liés à l’utilisation précoce et prolongée des appareils. Parmi ceux-ci, l’augmentation de l’obésité et du surpoids dus à la sédentarité et à une plus grande consommation alimentaire pendant les heures passées devant les écrans. Un autre élément critique concerne les troubles du sommeil – poursuit-il – l’exposition nocturne aux appareils détériore leur qualité et réduit la durée des heures de sommeil ».
Le président Sip a également attiré l’attention sur les dommages causés à la vue. « L’utilisation prolongée d’appareils dans les premiers stades de la vie, lorsque l’œil est encore en développement, provoque une augmentation significative des cas de myopie – précise-t-il – Une relation étroite apparaît également entre le temps passé à l’extérieur et l’incidence du trouble : les enfants qui passent plus de temps loin de chez eux ont une probabilité beaucoup plus faible de développer une myopie que ceux qui restent longtemps avec les appareils ». Pour Agostiniani, « retarder l’entrée du smartphone dans la vie des enfants est un choix de prévention essentiel, un investissement concret dans leur santé présente et future ».




