La Commission européenne « promeut » la manœuvre économique de l’Italie pour 2026, ainsi que celle de onze autres États membres. Sur les 17 plans budgétaires des pays de la zone euro pour lesquels l’exécutif européen a rédigé des avis, douze ont été jugés « conformes » aux recommandations. Ces États membres sont donc « invités à poursuivre la mise en œuvre des politiques budgétaires en 2026, comme prévu ». Il s’agit de Chypre, de l’Estonie, de la Finlande, de la France, de l’Allemagne, de la Grèce, de l’Irlande, de l’Italie, de la Lettonie, du Luxembourg, du Portugal et de la Slovaquie.
L’évaluation du document italien
L’avis indique que le plan budgétaire de l’Italie respecte l’augmentation maximale des dépenses nettes envisagée par la recommandation du Conseil, afin de mettre fin à la situation de déficit excessif.
L’évaluation de la mise en œuvre des recommandations du Conseil, « y compris l’ensemble des réformes et des investissements visant à soutenir la prolongation de la période d’ajustement budgétaire, se poursuivra dans le contexte du paquet de printemps du Semestre européen, qui devrait être adopté par la Commission début juin 2026 ».
Le document note, entre autres, que les dépenses de défense de notre pays, que la Commission évalue selon des critères comptables plus stricts que les critères nationaux, s’élevaient à 1,4% du PIB en 2021 et à 1,3% en 2024. Selon les prévisions de l’automne 2025 de la Commission, elles seront égales à 1,3% du PIB en 2025 et à 1,2% du PIB en 2026. L’Italie s’était engagée au sein de l’OTAN à l’augmenter. à 2 % d’ici 2024 et au printemps dernier, il a promis de l’augmenter à 3,5 % du PIB d’ici 2035 (plus 1,5 % supplémentaire dédié à la catégorie plus large de la sécurité).
Les Pays-Bas et Malte risquent une « non-conformité importante »
Trois projets de plans budgétaires risquent de ne pas être respectés: les États membres sont donc invités à prendre les mesures nécessaires pour garantir que la politique budgétaire en 2026 soit conforme à la recommandation du Conseil. Ce sont notamment les manœuvres de la Croatie, de la Lituanie et de la Slovénie.
Deux Dpb risquent de « non-conformité substantielle » et sont donc invités à prendre les mesures nécessaires pour garantir que la politique budgétaire en 2026 soit conforme à la recommandation du Conseil : il s’agit de Malte et des Pays-Bas. La Commission européenne l’établit dans le paquet d’automne du semestre européen.
Deux projets de plans budgétaires, les manœuvres économiques présentés par La Haye et La Valette, « sont évalués comme présentant un risque de non-conformité substantielle et les États membres sont donc invités à prendre les mesures nécessaires dans le cadre de la procédure budgétaire nationale pour garantir que la politique budgétaire en 2026 soit conforme à la recommandation du Conseil », indique la Commission.
Evolutions budgétaires et perspectives dans d’autres Etats
La Commission a également évalué l’évolution et les perspectives budgétaires dans d’autres États membres. Sept ont été jugés conformes : Autriche, Belgique, République tchèque, Danemark, Suède, Pologne et Roumanie. Trois d’entre eux risquent en revanche de ne pas se conformer : la Bulgarie, la Hongrie et l’Espagne.
Procédure de déficit
La Commission européenne a préparé, dans le cadre du paquet d’automne du Semestre européen, un rapport basé sur l’article 126.3 du Tfue, pour évaluer le respect du critère de déficit (ne devant pas dépasser 3 % du PIB) pour l’Allemagne et la Finlande.
Selon la Commission, l’ouverture d’une procédure de déficit excessif est « justifiée » pour Helsinki. Par conséquent, suite à l’avis du Comité économique et financier, la Commission évaluera la possibilité de proposer au Conseil d’ouvrir une procédure de déficit excessif à l’encontre de la Finlande et de proposer au Conseil une recommandation visant à mettre un terme à la situation de déficit excessif.
Quant aux neuf États membres déjà en procédure de déficit, à savoir l’Autriche, la Belgique, la France, la Hongrie, l’Italie, Malte, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie, la procédure est « suspendue ». Traduit du jargon bureaucratique bruxellois, cela signifie qu’aucune autre mesure n’est prise à ce stade, mais que la procédure reste ouverte, étant donné que le déficit n’a pas été durablement ramené en dessous de 3% du PIB et que les États membres restent liés par les recommandations du Conseil. La Commission « réévaluera la situation au printemps prochain », lorsque les données définitives pour 2025 seront disponibles.




