Spandonaro (Crea) : "Il faut repenser le système dans son ensemble"

Spandonaro (Crea) : « Il faut repenser le système dans son ensemble »

« Peut-être avons-nous été un peu optimistes en écrivant que la réforme ‘est en route’. Il me semble qu’il y a essentiellement deux partis dans ce domaine, si l’on peut les définir ainsi : l’un est convaincu qu’avec un entretien ordinaire du système, nous pouvons avancer pendant longtemps et un autre, moi y compris, convaincu que nous sommes arrivés au point où il est nécessaire de repenser le système de manière plus globale ». Ce sont les paroles de Federico Spandonaro, professeur à l’Université de Rome Tor Vergata, fondateur et président du comité scientifique de Crea Sanità, lors de la 20ème édition du Forum sur la gestion des risques qui se déroule jusqu’au 27 novembre à Arezzo.

« Je crois que le caractère public du système, en fin de compte, peut toujours être attribué à l’élément clé de l’équité et, par conséquent, de la réduction des disparités – ajoute Spandonaro – Les données dont nous disposons disent qu’au cours de ces 40 années, les disparités n’ont pas été réduites : nous avons réussi, peut-être, à amortir largement l’effet du vieillissement, mais nous n’avons pas réussi à changer la trajectoire en termes de disparités géographiques et socio-économiques. Dans une telle situation, les ressources sont rares et Je crois que le système doit s’interroger sur ce qu’il faut donner en priorité et ce qui doit plutôt être réorganisé, même avec une collaboration privée ».

Le Pnrr « est un événement unique et irremplaçable, qui, nous l’espérons, sera un investissement qui apportera des résultats et des retours – espère l’expert – Mais le vrai problème est la croissance à moyen et long terme. On estime pour les prochaines années une augmentation des dépenses dans les systèmes de santé de 1,5 points. Si nous regardons au contraire la croissance dans les domaines plus technologiques, médicaments et dispositifs, nous parlons de 7-8 points. Dans cet écart, nous comprenons qu’il y a une difficulté de durabilité », conclut-il.