Chaleur extrême en Italie, il y a aujourd'hui 22 villes avec un drapeau rouge : demain elles passeront à 25

Chaleur extrême en Italie, il y a aujourd’hui 22 villes avec un drapeau rouge : demain elles passeront à 25

Le nombre de villes sous drapeau rouge continue d’augmenter : aujourd’hui, lundi 29 juin, 22 capitales sont en alerte maximale et demain, mardi 30, elles passeront à 25. La chaleur record ne s’arrête pas pour l’instant en Italie, mais pas même en Europe. Même si les prévisions annoncent des orages et une baisse des températures à partir du mercredi 1er juillet, la chaleur continue de s’abattre sur le pays à ces heures-là.

L’alerte en Italie

Selon la dernière mise à jour du bulletin du ministère de la Santé sur la canicule, les capitales en rouge (niveau 3, indiquant « conditions d’urgence, avec de possibles effets négatifs sur la santé des personnes saines et actives et pas seulement sur les sous-groupes à risque comme les personnes âgées, les très jeunes enfants et les personnes souffrant de maladies chroniques ») sont aujourd’hui : Ancône, Bari, Bologne, Bolzano, Brescia, Campobasso, Civitavecchia, Florence, Frosinone, Gênes, Latina, Milan, Naples, Palerme, Pérouse, Pescara, Rieti, Rome, Turin, Venise, Vérone, Viterbe. Demain, Cagliari, Catane et Trieste seront également en alerte.

Médecins urgentistes : « Premiers problèmes critiques dans le Nord, certains services d’urgence en difficulté »

Le dispositif d’urgence « tient le coup face à la canicule » mais « des difficultés commencent à apparaître pour certaines salles d’urgence, notamment dans le Nord ». C’est ce que confirme Simeu, la Société italienne de médecine d’urgence, qui nous invite toutefois à ne pas baisser la garde dans les semaines à venir. « La situation est stable, mais si la chaleur persiste, les choses pourraient empirer », explique dans une note Alessandro Riccardi, président du Simeu. « Pour l’instant, le système tient le coup : les médecins et les infirmiers – ajoute-t-il – sont habitués à faire face aux urgences, comme nous l’a appris le Covid ». Selon Simeu, « les premiers problèmes critiques se font sentir surtout dans le Nord, où plusieurs services d’urgence sont en difficulté depuis hier ». « Le vrai problème n’est pas les données de pointe, mais la durée globale et continue de la chaleur », explique Fabio De Iaco, ancien président du Simeu et directeur des urgences de Maria Vittoria à Turin. « Une ville qui est un exemple d’une situation généralisée: à Maria Vittoria, 300 lits, 80 mille visites par an et plus de 70 ambulances par jour – prévient-il – des mesures utiles sont mises en place: des perfusions maintenues au réfrigérateur à 4 degrés, des patients couchés sous des draps mouillés ».

Pregliasco : « Ne sous-estimez pas les canicules ni le risque lié aux orages soudains »

« Cette phase confirme un aspect que l’on observe désormais de plus en plus souvent : après des vagues de chaleur très intenses, le risque de phénomènes météorologiques violents augmente, avec des orages, des grêles et de fortes rafales de vent, notamment dans le Nord. Elle ne signifie pas la fin immédiate de l’urgence thermique : au contraire, la transition brutale entre masses d’air très chaudes et air plus frais peut créer des situations particulièrement critiques. et en prêtant attention aux personnes les plus fragiles. Ces extrêmes sont de plus en plus cohérents avec les effets du changement climatique, qui rend les événements atmosphériques plus fréquents et intenses », déclare Fabrizio Pregliasco, directeur de l’école de spécialisation en hygiène et médecine préventive de l’Université La Statale de Milan, ancien président de l’ANPAS et vice-président de Samaritan International, en commentant l’arrivée de tempêtes encore plus violentes – comme l’annoncent les prévisions météorologiques – en provenance des régions du nord.

Chaleur extrême également en Europe

L’Allemagne, la République tchèque, la Pologne et la Hongrie ont également atteint des températures record supérieures à 40°C alors que la vague de chaleur qui frappe l’Europe se déplace vers l’est. Plus de 191 millions de personnes sur le Vieux Continent ont été confrontées à des températures d’au moins 35°C, avec des avertissements de chaleur extrême.

Ces derniers jours, les températures se sont stabilisées à des valeurs allant jusqu’à +10°C (voire jusqu’à 15/20°C en France et en Allemagne avec des pointes maximales ces derniers jours de 40°C à Paris) au-dessus des moyennes historiques de référence.

Depuis le 21 juin, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), plus de 1 300 décès sur le continent sont imputables à la chaleur record. « Depuis le 21 juin, plus de 1.300 décès excédentaires liés aux températures élevées ont été enregistrés en Europe », écrit le DG, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un article sur

Quelque chose a changé depuis mercredi

Mais cette canicule extrême qui « asphyxie » l’Europe et l’Italie a ses jours comptés, de fortes tempêtes sont en effet à venir qui ramèneront les températures à des valeurs plus conformes à la période. Attention cependant aux risques d’intenses grêles, déclenchées par l’énorme énergie thermique accumulée.

Le véritable tournant est attendu à partir du mercredi 1er juillet, lorsqu’un front perturbé descendant du nord de l’Europe frappera l’Italie. La collision frontale entre ces courants froids et instables de haute altitude et l’air chaud et humide accumulé sur le bassin méditerranéen pourrait allumer la mèche permettant la formation de cellules orageuses particulièrement violentes. Le risque concret est celui de phénomènes extrêmes tels que les fortes grêles et les downbursts (rafales de vent linéaires violentes sortant de la tempête). Les régions les plus exposées à cette forte vague d’intempéries seront dans un premier temps celles du Nord, pour s’étendre ensuite à une partie du Centre-Sud. Après cette phase orageuse rapide mais intense, l’anticyclone subtropical africain tentera de récupérer les espaces perdus avec le soleil et la chaleur prêts à revenir comme protagonistes majeurs de l’été italien.