Gynécologie de l'enfance et de l'adolescence, la première clinique des Abruzzes à Chieti

Gynécologie de l’enfance et de l’adolescence, la première clinique des Abruzzes à Chieti

La clinique dédiée à la santé gynécologique de l’enfance et de l’adolescence ouvre ses portes dans les Abruzzes, à l’hôpital de Chieti, sous l’égide du réseau Egoi, du Groupe d’experts sur l’inositol en recherche fondamentale et clinique et sur Pmos, un groupe international de chercheurs et cliniciens impliqués dans l’étude de l’inositol et du syndrome des ovaires polykystiques. Le nouveau service – selon une note – a été présenté ce matin à ‘Ss. Annunziata’, en présence de Mauro Palmieri, directeur général de l’ASL, Francesco Chiarelli, directeur de la Clinique pédiatrique, Marco Liberati, directeur de la Clinique gynécologique, et Vittorio Unfer, gynécologue, président d’Egoi. L’entrée dans le réseau implique l’activation d’une clinique de gynécologie de l’enfant et de l’adolescent, avec une attention particulière au syndrome polyendocrinien métabolique ovarien, pour encourager la prise en charge globale de l’enfant ou de l’adolescent et de la famille, et promouvoir le diagnostic précoce des principales pathologies gynécologiques, endocriniennes et développementales, au nom d’une approche intégrée entre les aspects gynécologiques, endocriniens et métaboliques de la pathologie.

Le projet implique un modèle multidisciplinaire avec la participation de différents professionnels : gynécologue, pédiatre, endocrinologue pédiatrique, radiologue, généticien, neuropsychiatre pour enfants et psychologue. Les affections pouvant être évaluées comprennent la vulvovaginite, les altérations du développement pubertaire, les anomalies congénitales, l’aménorrhée, la dysménorrhée et le SPM. Des activités dédiées au diagnostic échographique et aux évaluations endocrinologiques dans le domaine des troubles pubertaires et menstruels sont également prévues. Le parcours comprendra également des activités d’information, de prévention et de conseil destinées aux adolescents et aux familles, avec une attention particulière à la santé sexuelle et reproductive. Rejoindre le réseau – lit-on dans la note – représente donc le début d’un projet qui vise à construire un parcours spécifique pour accompagner les filles et les adolescentes dans les différentes étapes de croissance, à travers une approche multidisciplinaire de la santé gynécologique, endocrinienne et reproductive.

Le SPM touche environ 1 femme sur 8 et est soutenu par des altérations endocriniennes impliquant l’insuline, les androgènes, les hormones neuroendocrines et la fonction ovarienne. Le Centre est né dans le cadre de la synergie entre la clinique d’obstétrique-gynécologie et la clinique de pédiatrie, déjà point de référence en auxo-endocrinologie pédiatrique, diabétologie, obésité et maladies métaboliques, avec Cosimo Giannini, professeur agrégé de pédiatrie, personne de contact pour la clinique d’obésité infantile et maladies métaboliques.

La particularité du Centre Chieti est représentée avant tout par l’attention portée à l’âge pédiatrique et adolescent, une phase cruciale pour la reconnaissance précoce des altérations hormonales et métaboliques et des signaux qui peuvent être associés au développement ultérieur d’affections telles que le Pmos (anciennement Pcos). L’objectif est d’encourager une approche préventive et une prise en charge rapide, en évitant d’attendre l’âge adulte ou la pleine manifestation du syndrome pour commencer à rechercher les facteurs de risque.

Les visites s’effectuent le mardi (16h – 18h) avec accès sur réservation à la Coupe avec demande de visite à la clinique de Gynécologie de l’Adolescence. L’équipe multidisciplinaire comprend : Pédiatrie, Sara Prosperi ; Gynécologie, Francesca Di Sebastiano, Ilde Verna, Gilda Di Paolo ; Endocrinologie, Cosimo Giannini ; Nutrition, Manuela Rosati ; Psychologie infantile et neuropsychiatrie, Valentina Tatasciore, Riccardo Alessandrelli et cardiologie, Maria Candelino.

L’ouverture du Centre Chieti – conclut la note – fait partie d’un chemin qu’Egoi a développé tout au long de l’année 2026 également à travers une formation spécifique destinée aux médecins, afin d’améliorer la capacité à reconnaître, dès les premiers stades de la vie, ces signaux gynécologiques, hormonaux et métaboliques qui ne doivent pas être interprétés comme de simples manifestations transitoires de la puberté. Les irrégularités menstruelles persistantes, les altérations métaboliques et l’hyperandrogénie peuvent en effet nécessiter une investigation structurée et représentent des signaux utiles pour identifier les jeunes patientes nécessitant un contrôle dans le temps. Avec le nouveau Centre de Chieti, la formation, la prévention et la gestion multidisciplinaire trouvent donc une application clinique concrète, créant un parcours qui accompagne la santé des filles depuis l’âge pédiatrique jusqu’à l’adolescence.