« Les communications politiques directes entre nous et le gouvernement israélien sont quasiment inexistantes. » C’est ce qu’a déclaré à Avvenire le président palestinien Mahmoud Abbas, universellement connu sous le nom d’Abou Mazen, dans un aperçu de l’interview qui sera publiée vendredi 7 novembre, au deuxième jour de la visite d’Abbas à Rome. Un manque de dialogue qui, explique-t-il, se produit « depuis des années en raison des politiques extrémistes de l’exécutif actuel, qui a rejeté les engagements antérieurs et a continué avec la colonisation, avec les attaques des forces d’occupation et des colons contre le peuple palestinien, avec l’étouffement de l’économie et la rétention des revenus palestiniens, qui dépassent les trois milliards de dollars. À cela s’ajoutent l’affaiblissement de nos institutions nationales et la destruction de la solution à deux États ».
Le dialogue comme seule voie vers la paix
Pour Abbas, la foi demeure dans « le dialogue comme seul moyen de parvenir à la paix, mais il ne peut pas réussir en présence de colonies, de confiscation de terres, de violation d’accords, d’expropriation de propriétés et de ressources. Nous attendons d’Israël qu’il s’engage à respecter le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité, afin que nous puissions rétablir la confiance et reprendre une voie politique sérieuse ». Quant à Gaza, « notre priorité actuelle est de stabiliser le cessez-le-feu dans la bande, d’assurer l’entrée de l’aide par l’intermédiaire des agences des Nations Unies pour mettre fin à la famine actuelle, d’obtenir la libération de tous les otages et prisonniers, le retrait des forces d’occupation israéliennes, de commencer la reconstruction et d’arrêter toutes les mesures unilatérales en Cisjordanie et à Jérusalem, y compris les colonies, le terrorisme des colons et l’agression contre les lieux saints islamiques et chrétiens, ainsi que de libérer tous nos revenus financiers retenus ».
Le rôle du Saint-Siège
La gratitude ne manque pas au Saint-Siège et à l’Italie qui, avec l’Union européenne, « jouent des rôles essentiels et complémentaires dans le soutien d’une paix juste. Nous apprécions les positions humanitaires et politiques de l’Europe, le rôle de notre amie l’Italie dans l’aide, le développement et la sécurité, ainsi que les positions morales du Saint-Siège ».




