11 septembre 2026 | 18h35
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Altnv arrive, alias
Le nairovirus de la tique asiatique à longues cornes, un nouveau pathogène transmis par les tiques identifié en Chine. Le virologue Fabrizio Pregliasco rassure. « Sur la base des données disponibles aujourd’hui, nous ne sommes pas confrontés à une nouvelle alarme sanitaire mondiale », affirme-t-il en commentant l’étude publiée dans le journal ‘Journal de médecine de la Nouvelle-Angleterre‘. En outre, « pour l’Italie, il n’existe actuellement aucun élément indiquant la circulation d’Altnv ni un risque spécifique pour la population ». Cependant, « la découverte est importante car elle démontre à quel point le monde des micro-organismes transmis par les tiques et d’autres vecteurs qui peuvent provoquer des infections chez l’homme sans être immédiatement reconnus est encore vaste », souligne le directeur de l’École de spécialisation en hygiène et médecine préventive de l’Université d’État de Milan, ancien président de l’Anpas et vice-président de Samaritan International.
Ce qu’il faut savoir sur le nairovirus de la tique asiatique
Pour Pregliasco, « la nouvelle doit donc être lue avant tout comme un rappel de l’importance de la surveillance épidémiologique et virologique ». Et « le sujet – souligne-t-il – prend encore plus d’importance dans le contexte des changements climatiques et environnementaux, qui peuvent modifier la répartition géographique, la saisonnalité et la densité des tiques et d’autres vecteurs. Cela ne signifie pas que chaque nouveau virus identifié est destiné à se propager en Europe, mais cela nécessite de connaître rapidement les pathogènes émergents et de suivre leur évolution ». C’est pourquoi « la leçon qui vient de Chine est avant tout une : identifier précocement un nouveau pathogène ne signifie pas sonner l’alarme, mais être mieux préparé. La surveillance, la recherche et l’approche One Health représentent les outils fondamentaux pour faire face aux infections émergentes avant qu’elles ne se transforment en problèmes de santé plus importants », réitère l’expert.
Et pour se défendre des tiques, rappelle le médecin, « la prévention reste fondamentale : lors d’activités en zone boisée ou à végétation haute, il est conseillé d’utiliser des vêtements couvrants et répulsifs, de contrôler soigneusement la peau au retour et d’éliminer correctement et rapidement les tiques éventuelles ».




