Beatrice Venezi face à une bataille juridique après son licenciement de La Fenice, un conflit également sur l'avant-contrat

Beatrice Venezi face à une bataille juridique après son licenciement de La Fenice, un conflit également sur l’avant-contrat

La rupture entre Beatrice Venezi et le Teatro La Fenice risque d’aboutir à une véritable bataille juridique, avec des aspects qui entremêlent droit du travail, protection de l’image professionnelle et validité contractuelle : sur ce dernier point – selon ce que comprend Adnkronos – l’avant-contrat aurait été signé par le chef d’orchestre mais non contresigné par le surintendant Nicola Colabianchi. Venezi, qui devait prendre ses fonctions de directeur musical de la Fenice de Venise le 1er octobre, contacte un groupe d’avocats spécialisés pour évaluer les marges d’appel de la disposition qui a conduit à la rupture des relations pour intenter une action contre la fondation opéra-symphonique vénitienne.

Venezi considère que la résiliation unilatérale du contrat de directeur musical par le surintendant Nicola Colabianchi n’est pas motivée, ce qui aurait également porté atteinte à son image publique et à son professionnalisme. Cela expliquerait une mission juridique plus large impliquant non seulement des questions de droit du travail, mais aussi des questions civiles et pénales. Il semble que l’attention du pool d’avocats ne serait même pas exclue d’un champ plus large, s’étendant également à ceux qui, à travers les médias, se sont rendus responsables, ces derniers mois, de déclarations offensantes, fausses et diffamatoires, les considérant comme quelque chose de différent des opinions légitimes même si elles sont critiques à son égard.

Les nouvelles qui arrivent de Buenos Aires, où la maestro Venezi (elle n’aime pas qu’on l’appelle « maestra ») va diriger « Pagliacci » et « Cavalleria Rusticana » au Teatro Colon, confirment à Adnkronos qu’elle serait toujours « très calme », ​​se préparant à répondre publiquement point par point à 360 degrés sur toute l’affaire de La Fenice.

Le principal enjeu de la bataille juridique annoncée concerne la nature de l’accord entre les parties : d’un côté, Venezi parle de licenciement et demande que les raisons soient clarifiées ; d’autre part, la Fondation prétend qu’il n’y avait qu’un pré-contrat sans valeur juridique car non contresigné par le surintendant. Selon Adnkronos, le contrat avec lequel elle a été nommée à ses fonctions à partir du 1er octobre 2026, pour une durée de quatre ans, a été signé uniquement par le chef d’orchestre alors que la signature de Colabianchi manquait.

La lettre formelle de résolution a été remise le 23 avril à Lugano, où l’artiste a sa résidence fiscale. Une démarche qui pourrait également être pertinente en termes de juridiction et d’éventuelles compétences territoriales, si l’affaire aboutissait devant un juge.

Sur le fond, Venezi conteste non seulement la décision mais aussi le contexte dans lequel elle a été prise, annonçant son intention de se défendre contre ce qu’il définit comme une campagne systématique de diffamation et de délégitimation subie ces derniers mois. Des accusations graves – qui évoquent des calomnies, une atteinte à la réputation et d’éventuelles demandes d’indemnisation – et qui pourraient donc élargir la portée du litige bien au-delà du niveau contractuel.

De son côté, La Fenice maintient une ligne défensive claire : pas de contrat pleinement efficace, donc pas de licenciement au sens technique. Une reconstruction qui, si elle se confirmait, réduirait le litige à la question de la cession et des négociations précontractuelles, un domaine sensible qui fait souvent l’objet de dossiers civils complexes. (
par Paolo Martini
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