Les coûts pour atteindre les hôpitaux et les centres de traitement représentent un fardeau croissant pour les personnes atteintes de cancer. 35% des patients atteints de cancer déclarent une réduction de leurs ressources économiques à cause de la maladie, tandis que pour 29%, la situation financière affecte même la possibilité de recevoir un traitement médical. Les frais de déplacement et les déplacements nécessaires pour se rendre aux centres de cancérologie font partie des facteurs les plus associés à la toxicité financière. Un impact qui pèse sur la qualité de vie, sur l’organisation familiale et, dans certains cas, aussi sur la continuité thérapeutique. En effet, aux dépenses directes s’ajoutent les journées de travail perdues, les frais de carburant, de stationnement, de nuitées et le besoin d’assistance des soignants. Pour de nombreuses familles, le parcours oncologique implique donc des difficultés économiques et logistiques qui s’ajoutent aux effets de la maladie. L’éloignement des lieux de soins peut devenir un élément supplémentaire de vulnérabilité, en particulier pour les personnes âgées, les personnes fragiles ou les résidents des zones moins desservies. Le thème était au centre du 43ème congrès national d’Andos, l’Association nationale des femmes opérées du sein, qui s’est ouvert hier à Velletri et se termine demain. L’édition 2026, intitulée « L’importance de la proximité dans la prise en charge de la fragilité, de la vulnérabilité et du dénuement », a vu la participation de cliniciens, d’institutions, d’associations de patients et d’experts des organisations de soins. Parmi les sujets abordés : les réseaux d’oncologie, le dépistage, la qualité des soins, les résultats rapportés par les patients et la toxicité financière.
« La proximité des soins représente un élément fondamental du parcours oncologique – déclare Flori Degrassi, président national d’Andos – Les patients demandent non seulement des thérapies efficaces, mais aussi une assistance qui tienne compte de leur vie quotidienne, de leur fragilité émotionnelle, de leurs difficultés professionnelles, familiales et économiques. Réduire les distances, les temps et les inconvénients signifie garantir une plus grande équité et une meilleure qualité de vie. les réseaux d’oncologie, les services locaux et régionaux et les modèles organisationnels capables d’accompagner les personnes tout au long du processus de traitement. Les associations de patients jouent un rôle fondamental car elles aident les femmes à faire face non seulement à la maladie, mais aussi aux conséquences sociales, psychologiques et économiques qui accompagnent souvent le diagnostic oncologique ».
« La proximité du traitement peut avoir un impact significatif sur la qualité de vie des personnes atteintes de cancer – souligne Massimo Di Maio, président national de l’Aiom – Réduire les déplacements, les difficultés d’organisation et les temps d’accès aux services signifie alléger le fardeau quotidien de la maladie et améliorer concrètement le parcours de soins. Pour cette raison, il est aujourd’hui essentiel d’écouter directement les patients également à travers les Pros, c’est-à-dire les résultats rapportés par les personnes sous traitement sans le filtre du clinicien. la maladie, et permettre aux médecins de personnaliser davantage les soins. La qualité de vie doit devenir un paramètre de plus en plus central dans l’organisation des parcours en oncologie et dans l’évaluation de l’efficacité des traitements.
« La toxicité financière constitue un problème concret même dans un système de santé universel comme le nôtre – conclut Francesco Perrone, président de la Fondation Aiom – Parmi les facteurs qui ont le plus grand impact figurent également les déplacements nécessaires pour atteindre les centres d’oncologie, surtout lorsque les traitements durent dans le temps. Pour de nombreuses familles, ces coûts deviennent un fardeau important et s’ajoutent aux difficultés liées à la maladie. et plus durable également d’un point de vue social et économique. Réduire les distances signifie améliorer l’accessibilité aux soins et limiter les inégalités.




