« La dépendance à l’égard des pays étrangers pour l’approvisionnement en plasma représente un élément essentiel de la chaîne d’approvisionnement en dérivés du plasma. » Ainsi à Adnkronos salue Francesco Carugi, président du groupe d’entreprises de dérivés sanguins Farmindustria (Gaef), lors de la présentation – aujourd’hui à Rome – des recherches de l’Institut Piepoli commandées par Takeda Italia sur la sensibilisation des Italiens à l’importance du plasma. « En Italie, le système d’autosuffisance collecte environ 900 tonnes de plasma par an – a expliqué Carugi – mais cette quantité n’est pas suffisante pour couvrir entièrement les besoins nationaux en médicaments dérivés du plasma. Actuellement, le plan d’autosuffisance parvient à satisfaire environ 60% de la demande, tandis que les besoins restants sont couverts par du plasma provenant de l’étranger ».
Selon Carugi, le sujet est appelé à devenir de plus en plus pertinent car « la demande en dérivés du plasma ne cesse de croître, tant en raison du vieillissement de la population que des nouvelles indications thérapeutiques développées grâce à la recherche. Une situation qui nécessite de surveiller attentivement la dépendance à l’égard des approvisionnements internationaux et de renforcer l’attractivité de l’Italie comme pays de destination des dérivés du plasma ». Le président du Gaef a également souligné que « les éventuelles carences plasmatiques ont un impact direct, en particulier sur les patients souffrant de maladies rares et graves : les dérivés du plasma sont essentiels pour le traitement de pathologies telles que les immunodéficiences primaires et secondaires, l’angio-œdème héréditaire, le déficit en alpha-1 antitrypsine et certaines carences en facteurs de coagulation.
« Pour renforcer la chaîne d’approvisionnement », suggère Carugi, « il est nécessaire d’augmenter la résilience du système : le plasma ne peut pas être synthétisé en laboratoire et dépend exclusivement du don volontaire. Il s’agit donc d’une matière première limitée et profondément différente de celles utilisées dans l’industrie chimique traditionnelle ». D’où la nécessité d’une « plus grande planification institutionnelle, à travers des tables techniques associant les entreprises, le Centre national du sang, l’Aifa (Agence italienne du médicament) et les décideurs politiques ». Parmi les priorités indiquées figurent également la simplification du système de don, avec des outils capables de rendre le don « plus simple et accessible », et des investissements industriels pour améliorer les processus de production et augmenter le rendement des dérivés du plasma pour la même quantité de plasma collecté. Enfin, Carugi a rappelé la question de la durabilité économique de la chaîne d’approvisionnement. « La disponibilité des thérapies est étroitement liée aux aspects économiques. La demande mondiale de dérivés du plasma ne cesse de croître, ce qui alimente une forte concurrence internationale dans l’attribution des produits. » Dans ce contexte, a-t-il observé, certains pays adoptent déjà des mesures de protection : « L’Allemagne, par exemple, a exclu les dérivés du plasma d’une taxation supplémentaire. Même en Italie, il serait essentiel de les exclure des dépenses plafonnées, rendant le pays plus attractif pour l’attribution de produits et renforçant ainsi le plan national d’autosuffisance ».




