Demandé la démission du pape François, Mgr Viganò accusé de schisme

Demandé la démission du pape François, Mgr Viganò accusé de schisme

Accusation de schisme contre Mgr Carlo Maria Viganò. Le Dicastère pour la Doctrine de la Foi a convoqué aujourd'hui, 20 juin, l'ancien nonce américain, l'invitant à comparaître « pour prendre connaissance des accusations et des preuves concernant le crime de schisme dont il est accusé (déclarations publiques qui montrent un déni du éléments nécessaires au maintien de la communion avec l'Église catholique : déni de la légitimité du pape François, rupture de communion avec lui et rejet du Concile Vatican II).

L'ancien Saint-Office – dans le décret – rappelle qu'il s'agit d'un procès pénal extrajudiciaire et avertit l'accusé de désigner un avocat. Viganò, qui était allé jusqu'à demander la démission du Pape, se dit « honoré » par ces accusations.

Viganò : « Je suis comme Lefebvre »

Viganò, après avoir été informé « par un simple courrier électronique du début d'un procès pénal extrajudiciaire », observe : « Je suppose que la sentence a déjà été préparée étant donné qu'il s'agit d'un procès extrajudiciaire. Je considère les accusations portées contre moi comme un honneur. Il est nécessaire que l’épiscopat, le clergé et le peuple de Dieu se demandent sérieusement s’il est cohérent avec la profession de foi catholique d’assister passivement à la destruction systématique de l’Église par ses dirigeants, tout comme d’autres subversifs détruisent la société civile. Aucun catholique digne de ce nom ne peut être en communion avec cette « Église bergoglienne » car elle agit en nette discontinuité et rupture avec tous les papes de l’histoire et avec l’Église du Christ. »

« Il y a cinquante ans, dans ce même Palais du Saint-Office, Mgr Marcel Lefebvre était convoqué et accusé de schisme pour avoir rejeté Vatican II. Sa défense est la mienne ; ses paroles sont les miennes ; et ses arguments sont les miens», a souligné l'ancien nonce aux Etats-Unis, accusé d'hérésie par l'ancien Saint-Office.

« Des arguments – écrit-il – face auxquels les autorités romaines ne pouvaient pas le condamner pour hérésie, devant attendre qu'il consacre les évêques pour avoir le prétexte de le déclarer schismatique et ensuite de révoquer son excommunication lorsqu'il était déjà mort. Le schéma se répète même après un demi-siècle de démonstration du choix prophétique de Mgr Lefebvre. »

Puis les paroles très dures envers Bergoglio : « L'Église catholique a été lentement mais sûrement reprise en main et Bergoglio s'est vu confier la tâche d'en faire une agence philanthropique, « l'Église de l'humanité, de l'inclusion, de l'environnement » au service du Nouvel Ordre Mondial. Mais ceci n’est pas l’Église catholique : c’est sa contrefaçon. »

Parolin

« Je suis vraiment désolé parce que j'ai toujours apprécié Mgr Viganò comme un grand travailleur, fidèle au Saint-Siège et un exemple, même lorsqu'il était nonce, il a bien travaillé », déclare le secrétaire d'État du Vatican, le cardinal Pietro Parolin. « Viganò – observe Parolin en marge d'un événement à l'Université Urbaniana – a assumé certaines attitudes et gestes dont il doit répondre. Il est normal que la Doctrine de la Foi ait pris la situation en main en accomplissant une nécessaire enquête pour approfondir la situation ».