Fabi (Aiom) : "En 2026, l'utilisation des tests génomiques dans le cancer du sein devrait atteindre 90 % en Italie"

Fabi (Aiom) : « En 2026, l’utilisation des tests génomiques dans le cancer du sein devrait atteindre 90 % en Italie »

« L’utilisation des tests génomiques, en particulier l’oncotype Dx, a connu une évolution importante dans la pratique clinique au cours des 5 dernières années. Il y a une tendance à l’amélioration au niveau national, étant donné que 10 mille tests peuvent être prescrits par an. En 2025, nous avions 84% d’utilisation mondiale des tests oncotype Dx au niveau national et en 2026, 90% sont attendus, ce qui, ajouté à cela 10% d’utilisation d’autres tests de diagnostic, cependant, nous arrivons à un assez bon global résultat. » Ainsi Alessandra Fabi, membre du conseil national de l’Aiom – Association italienne d’oncologie médicale, à l’occasion du congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology Congress (Asco) qui vient de se terminer à Chicago (USA), commente l’utilisation de tests génomiques pour le traitement du cancer du sein à un stade précoce.

« Nous sommes désormais très clairs – continue l’oncologue – l’importance de ce test » qui permet « d’éviter la chimiothérapie chez 48% des patients présentant une tumeur hormono-sensible, des récepteurs hormonaux positifs et Her2 négatif, qui n’en tireraient pas de bénéfice clinique, mais aussi d’utiliser une chimiothérapie là où nous n’aurions pas, selon les caractéristiques de base, prescrit une chimiothérapie ». De 2020 à aujourd’hui, 2 millions de femmes dans le monde ont bénéficié de la prescription de ces tests génomiques. En Italie, 30 000 ont été prescrits. « Cependant, il existe une zone très grise au niveau national – observe Fabi – Il y a des régions où l’utilisation de l’oncotype est vraiment faible ». À côté de « régions vertueuses comme la Lombardie, la Campanie, le Latium, qui atteignent même un taux d’utilisation supérieur à 100 %, il y en a d’autres où nous devons encore travailler, étant donné que l’utilisation est à 4 %. Pour faire connaître l’utilisation de l’oncotype Dx – suggère Fabi – nous avons besoin de communication, d’éducation à 360 degrés également au sein de l’unité du sein, car la sensibilisation de l’oncologue ne suffit pas, il faut aussi une sensibilisation du chirurgien, du anatomopathologiste ». L’expert propose notamment « une plus grande sensibilisation des jeunes qui sont de toute façon très souvent en contact avec les mêmes patients, pour lesquels cette éducation peut apporter une valeur ajoutée pour accroître toujours plus, au niveau national, l’utilisation de ce test de diagnostic ».