La défense d’Andrea Sempio, mise en examen pour le délit de Chiara Poggi à Garlasco, fait face à deux semaines intenses après la découverte des documents de l’enquête qui a duré plus d’un an. Le pool travaille sur « une consultation médico-légale » pour déterminer les causes et l’heure du décès, « une analyse anthropométrique » relative à la taille de l’empreinte de chaussure laissée par l’assassin le matin du 13 août 2007, et donc sur « l’épuration du son mal compris et difficile à écouter des écoutes téléphoniques, ou de certaines de ces écoutes » explique l’avocat Liborio Catalietti qui représente, avec sa collègue Angela Taccia, le suspect.
Et encore : les consultants de la défense de Sempio sont engagés dans « une répétition du Bpa » ou plutôt sur la dynamique du crime dans la villa Garlasco, « un complément à l’enquête d’empreintes digitales sur l’empreinte digitale 33 et la relation avec l’empreinte digitale 45 », la trace présente juste en dessous du palmtop présent sur le mur droit de la cage d’escalier menant à la cave, où a été retrouvé le corps du jeune de vingt-six ans.
Par ailleurs, « les conversations avec notre psychologue, psychothérapeute et criminologue visant à définir la personnalité de notre client se poursuivront jusqu’à ce soir – conclut Cataliotti -. Il sera utile de la contraster ou de l’accompagner avec celle de Racis ». Selon le code de procédure pénale, après notification de la conclusion de l’enquête, la défense dispose d’un délai de 20 jours pour prendre connaissance des documents, présenter des mémoires, produire des documents ou demander l’interrogatoire du suspect.




