La situation entre l’Iran et les États-Unis reste tendue et la menace d’un conflit militaire se rapproche de plus en plus. « Le président américain Donald Trump est un homme d’action. Attendez et voyez », lit-on dans un SMS anonyme envoyé aujourd’hui, le 23 mars 2026, sur les téléphones portables des Iraniens, ont rapporté les médias d’État iraniens.
New York Times : Trump envisage une attaque ciblée suivie d’une attaque plus large
Selon des sources du New York Times, Trump a dit à ses conseillers que qu’il s’agisse de diplomatie ou d’une attaque initiale ciblée des États-Unis S’ils ne parviennent pas à convaincre l’Iran de renoncer à son programme nucléaire, il envisagera alors une attaque bien plus importante. dans les mois à venir, visant à évincer les dirigeants iraniens. Options que le président américain évalue en cas d’échec des négociations prévues jeudi à Genève.
Bien qu’aucune décision finale n’ait été prise, des conseillers ont déclaré que Trump était enclin à mener une première frappe dans les prochains jours, dans le but de démontrer aux dirigeants iraniens qu’ils doivent être prêts à accepter de renoncer à la capacité de construire une arme nucléaire. Les cibles prises en considération vont du quartier général des Pasdaran, le Corps des Gardiens de la révolution islamique iranienne, aux sites nucléaires du pays, en passant par le programme de missiles balistiques.
Si ces mesures ne convainquent pas Téhéran de se conformer à ses exigences, Trump a déclaré à ses conseillers qu’il envisagerait une attaque militaire plus tard cette année, dans le but de renverser le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Téhéran, Ismail Baghaei, a répondu aux révélations du New York Times, soulignant que toute action militaire américaine contre l’Iran, même une attaque ciblée, sera considérée comme « un acte d’agression ». « Un acte d’agression restera un acte d’agression », a-t-il déclaré lors d’un point de presse.
Nouveau cycle de négociations jeudi à Genève
Les États-Unis ont déployé des forces importantes au Moyen-Orient dans le but de faire pression sur l’Iran pour qu’il parvienne à un accord lors des négociations qui reprennent jeudi. Le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, est attendu demain à Mascate, la capitale d’Oman, pour transmettre aux autorités du sultanat la proposition de Téhéran sur le dossier nucléaire, que Mascate transmettra ensuite aux Etats-Unis.
Pendant ce temps, Baghaei, lors d’un point de presse, a qualifié les rumeurs sur un éventuel accord intérimaire entre l’Iran et les États-Unis sur le programme nucléaire de Téhéran de « spéculation infondée » visant à éviter un affrontement militaire. « Nous ne confirmons aucune des spéculations. Les détails de tout processus de négociation sont discutés dans la salle des négociations. Les spéculations sur un accord intérimaire (entre l’Iran et les États-Unis, ndlr) n’ont aucun fondement », a précisé le porte-parole, a rapporté l’agence de presse Mehr.
Avant les pourparlers de jeudi à Genève, Baghaei a réitéré que la tâche de la diplomatie iranienne est de « garantir les droits et les intérêts de la nation ». Pour cette raison, « nous ne pouvons qu’accepter un accord qui contient les caractéristiques nécessaires pour garantir les droits et intérêts nationaux de l’Iran, tant sur la question nucléaire que sur la question de la levée des sanctions », a-t-il précisé, soulignant que « le mot ‘reddition’ n’a pas sa place dans la culture et la littérature iraniennes et nous n’avons jamais accepté un tel mot ».
Le nouveau cycle de négociations qui se tiendra jeudi à Genève « est un test pour Trump et déterminera si les soldats américains iront en enfer ou retourneront en Amérique », a écrit le porte-parole de la commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du Parlement iranien, Ebrahim Rezaei, sur ‘X’.
Trump veut un accord « progressif », selon le cabinet de sécurité israélien informé
Selon le journal Maariv, Trump vise un accord « par étapes » avec l’Iran, sur le modèle de celui conclu pour la bande de Gaza. L’idée du chef de la Maison Blanche serait de clore d’abord le dossier le plus urgent et le plus sensible – le programme nucléaire iranien – en reportant à un stade ultérieur les autres questions sur la table, qui concernent de près Israël. En particulier, la question des missiles balistiques de Téhéran et celle du soutien iranien aux mandataires régionaux ne seraient abordées qu’après un accord sur l’énergie nucléaire. Une approche progressive qui, selon le journal, suivrait la méthode déjà adoptée par l’administration américaine dans d’autres scénarios de crise.
Pendant ce temps, le Premier ministre Benjamin Netanyahu devrait convoquer aujourd’hui une nouvelle réunion de sécurité restreinte avec ses plus proches collaborateurs et certains ministres clés à Jérusalem, selon le bureau de l’un des participants.




