Rendre la recherche psychologique accessible aux citoyens et aux institutions. C’est l’objectif de la deuxième édition de la Journée nationale de la recherche psychologique, promue par l’Association italienne de psychologie (Aip), une société scientifique fondée en 1992, qui regroupe plus de 2800 doctorants, chercheurs et professeurs de psychologie des universités et centres de recherche italiens. Le thème de l’édition de cette année est « Subjectivité et démocratie », auquel est consacrée une réunion le vendredi 24 juillet à Florence, à la Fortezza da Basso, au sein de Casa Italia Mindlabs-Icap26.
La démocratie affecte des aspects qui concernent les individus, les groupes sociaux, les communautés, les institutions. En discuter – explique Aip dans une note – nous permet d’approfondir une variété de questions contemporaines étroitement liées à la vie quotidienne et au bien-être. Par ailleurs, à la base de la démocratie se trouve une certaine manière de vivre avec les autres, avec ce qui est en dehors de nous. Dans ce cadre large, la Journée, à travers une structure multi-sessions, même simultanément, donnera la parole à de grands chercheurs et universitaires qui mèneront la discussion et la comparaison sur divers aspects de la démocratie : sa crise, la crise de sa relation avec les citoyens et les institutions et ses formes de participation. En particulier, le lien profond entre la démocratie et la condition existentielle des individus et de la société sera central : des questions telles que les inégalités, la marginalité, le droit aux soins sont des questions au centre de notre contemporanéité.
L’objectif final est de discuter d’un sujet en profondeur, mais aussi de mettre sur la table des idées, des stratégies concrètes et des développements possibles pour résoudre les problèmes critiques qui ont émergé. C’est pourquoi la Journée vise à devenir un point de référence pour la comparaison entre les connaissances scientifiques psychologiques et les grands enjeux de société, un vivier de propositions concrètes pouvant impacter les politiques publiques. L’événement, qui entend promouvoir une réflexion interdisciplinaire sur la relation entre les processus de subjectivation, de lien social et les formes de coexistence démocratique – précise la note – est organisé par l’Aip en collaboration avec l’Ordre des Psychologues de Toscane avec la contribution du Département de Neuroscience, Psychologie, Domaine de la Drogue et Santé de l’Enfant (Neurofarba), Université de Florence, Conseil National de l’Ordre des Psychologues, Institut National de Sécurité Sociale et d’Assistance aux Psychologues et Fonds d’Assistance Mutuelle entre Psychologues Italiens.
Plus précisément, la Journée sera inaugurée par la lectio magistralis de Gian Vittorio Caprara sur « Défi moral et démocratie ». Suivra le panel sur « Jeunesse et démocratie : construction de la participation et de l’identité », consacré aux défis posés par l’éducation des jeunes à la participation active et civique, à la coresponsabilité, à la coopération, à la socialité, et celui sur « Citoyenneté et affections ». Le fondement subjectif de la démocratie » pour mettre en évidence le rôle des émotions dans la démocratie, en soulignant comment les affects constituent une composante essentielle des processus démocratiques. Nous tenterons ainsi de nous concentrer sur les méthodes et dispositifs permettant de reconnaître et de valoriser la dimension affective vers une démocratie plus inclusive et générative.
Avec le panel « Subjectivité contemporaine et technologies numériques », l’objectif sera cependant d’approfondir l’impact des nouvelles technologies sur les processus de construction de la subjectivité. L’écosystème actuel de la communication numérique exerce en effet une influence significative à la fois sur la manière dont les gens dirigent leur attention et sur les processus qui guident la formation des jugements individuels. Suivi de la session « Du soin de la démocratie à la démocratie du soin » et « Bien-être et démocratie ». Le psychologue de base : expériences comparées ». Dans la réunion « Identités fluides et biais cognitifs : dynamiques démocratiques à l’ère des interactions hybrides », nous tenterons de comprendre si et comment intégrer la lenteur réflexive du « réel » avec la vitesse, parfois déformante et dystopique, du « virtuel » dans le but de développer des outils qui comblent le fossé entre les prédispositions cognitives profondément enracinées et les exigences d’un nouveau monde que nous pourrions définir comme cyber-réel.
A la fin, il y aura une table ronde « Subjectivité et démocratie ». Propositions pour un débat’. La discussion – conclut la note – partira du document élaboré par l’AIP sur le thème de la démocratie et de sa crise contemporaine, qui propose une lecture psychologique et psychosociale des transformations en cours dans les relations entre les individus, les institutions et l’espace public. L’entrée est gratuite sur inscription sur le site icap2026.org.




