« En ces temps difficiles, traversés par des guerres, des crises sanitaires et sociales, des polarisations et des fractures culturelles qui menacent la coexistence et alimentent la confusion et l'insécurité, nous voulons que notre profession se remette également en question, compare et contribue à construire des expériences de paix ». C'est le message de Maria Antonietta Gulino, présidente du Conseil national de l'Ordre des psychologues (CNOP), qui a ouvert par ces mots les travaux de la conférence « La psychologie est la paix ». Construire des ponts, pas des murs», organisée par le Cnop à l'occasion de la Journée nationale de la psychologie. « La psychologie est la paix – souligne Gulino – cela signifie que la santé psychologique n'est pas seulement une dimension individuelle, mais une condition nécessaire à la santé publique, pour garantir le tissu social et penser un avenir durable ».
« Nous, psychologues, gérons au quotidien les conflits, internes, familiaux, de couple et communautaires », explique le président du Cnop. « Le conflit n'est pas seulement déstabilisation et désordre – souligne-t-il – mais aussi renouveau, évolution, découverte de nouvelles parties de soi et des autres. Nous croyons à la résolution des conflits parce que nous croyons aux ressources et au potentiel des hommes et des femmes. Penser les conflits signifie les affronter avec conscience et équilibre, en reconnaissant la valeur de la capacité à traiter les traumatismes et à les transformer en opportunités de reconstruction et de réconciliation ».
La conférence des psychologues pour la paix s'est ouverte par une vidéo émouvante qui sera également diffusée sur les réseaux sociaux du Cnop. « Destruction, violence, séparation, douleur, résignation. Mais les êtres humains ne cesseront jamais de chercher la paix », sont les mots qui coulent dans le film, avec en arrière-plan des images de guerre et de souffrance.
« Aujourd'hui, c'est la dixième Journée Nationale de la Psychologie – déclare Gulino – Nous sommes ici en tant que communauté professionnelle pour nous interroger sur des questions si importantes pour notre profession, mais aussi pour la santé publique, pour la santé sociale. Et le thème est celui de la paix. Des intervenants illustres parleront avec nous, ils approfondiront ce sujet qui nous tient à cœur.




