Une attaque nocturne menée par un drone russe contre un immeuble d’habitation dans la région de Soumy en Ukraine a fait quatre morts et trois blessés. Cela a été annoncé par le chef de l’administration militaire régionale, Oleg Grigorov. « Le nombre de morts dans la communauté de Romensk est passé à quatre après l’attaque nocturne de la Fédération de Russie », a écrit Grigorov sur Telegram.
Selon des informations actualisées, les troupes russes ont attaqué un immeuble avec un drone. L’impact a provoqué un important incendie. Selon le chef de l’administration militaire, deux femmes, un homme âgé et une fillette de moins de deux ans ont été tués.
Attaque à Kiev, le bilan s’alourdit à au moins 30 morts
Pendant ce temps, au moins 30 personnes sont mortes et 91 ont été blessées hier lors de l’attaque de missiles et de drones russes sur Kiev. C’est ce qu’a rapporté Tymur Tkachenko, chef de l’administration militaire de la capitale ukrainienne. Le Service national d’urgence d’Ukraine a ajouté que des opérations de recherche et de sauvetage étaient en cours dans plusieurs zones, notamment dans un immeuble résidentiel à plusieurs étages partiellement effondré dans le district de Darnytskyi. Le bilan des morts pourrait encore s’aggraver.
Les forces de Kiev frappent les régions frontalières, 10 morts
Parallèlement, l’armée ukrainienne aurait mené une attaque dans la nuit contre la ville russe de Belgorod, touchant une usine de production d’équipements énergétiques. Cela a été rapporté par les chaînes d’information russes sur Telegram. Des photos et des vidéos publiées sur les réseaux sociaux montrent des flammes provenant de l’usine Energomash à Belgorod, une entreprise clé de la chaîne d’approvisionnement énergétique russe. L’usine produit, entre autres matériaux, des équipements pour les centrales électriques ainsi que pour le secteur pétrolier et gazier.
Parallèlement, l’Ukraine multiplie les représailles contre le territoire russe, ciblant notamment les raffineries et les gisements pétroliers. Une femme est décédée à Belgorod, a annoncé le maire, Valentin Démidov, sur Telegram. Les sites d’infrastructures civiles en particulier ont été ciblés, entraînant des pénuries d’eau et d’électricité. Dans la région de Briansk, une personne a été tuée et deux autres blessées lors d’attaques menées par des « drones kamikazes » ukrainiens, selon ce qu’a annoncé le gouverneur régional par intérim, Igor Kovaltchouk. Dans la zone de la région de Zaporizhzhia sous occupation russe, le gouverneur nommé par Moscou, Evguéni Balitsky, a dénoncé la mort de trois personnes lors d' »attaques contre nos localités et contre les infrastructures civiles de la région ». Au total, la Russie a abattu 155 drones ukrainiens au-dessus de son territoire et de la Crimée la nuit dernière, selon le ministère moscovite de la Défense.
Et le bilan d’une attaque lancée par les forces ukrainiennes contre un marché de Tokmak, une ville du sud de l’Ukraine sous contrôle russe, s’élève à au moins cinq morts. La nouvelle a été annoncée par le gouverneur Evguéni Balitsky. « Cinq habitants ont été tués lors d’une attaque sur le marché de la ville de Tokmak », a-t-il écrit sur Telegram, ajoutant que 18 autres personnes avaient été blessées.
Les États-Unis ont par ailleurs averti la Pologne que la Russie pourrait préparer une « provocation » militaire dans les mois à venir dans le but de tester la « détermination » de l’OTAN à défendre ses alliés. Le portail polonais Onet le rapporte, citant des sources proches du président Karol Nawrocki et des milieux sécuritaires.
Les scénarios incluent également des frappes de missiles ou de drones contre des infrastructures critiques, des opérations hybrides ou cyber, et une incursion transfrontalière limitée depuis le territoire russe de Kaliningrad ou de Biélorussie, qui pourrait être présentée comme un « accident », une « erreur de navigation » ou une « mission de récupération d’urgence par hélicoptère ».
Selon des sources du renseignement de Varsovie, rapportées par le Telegraph, l’objectif du Kremlin serait de provoquer une crise suffisante pour faire pression sur les alliés occidentaux afin qu’ils réduisent ou suspendent leur soutien militaire à l’Ukraine, tout en évitant un affrontement direct et à grande échelle entre la Russie et l’OTAN. L’opération viserait ainsi à diviser l’Alliance et à renforcer la position de négociation de Moscou sans conduire à un conflit ouvert.




