Le froid revient, Pregliasco : "Le stress pour le corps, favorise les infections respiratoires"

Le froid revient, Pregliasco : « Le stress pour le corps, favorise les infections respiratoires »

« Le retour soudain des températures hivernales au début du printemps représente un élément de stress non négligeable pour l’organisme », comme le souligne Fabrizio Pregliasco, directeur de l’école de spécialisation en hygiène et médecine préventive de l’Université de Milan. Le printemps a officiellement commencé, mais le calendrier ne semble pas aller de pair avec les températures réelles qui vont recommencer à baisser en cette dernière semaine de mars.

« Dans une phase où le corps s’adapte déjà à des températures plus douces – explique Pregliasco – ces changements de température peuvent favoriser une augmentation des infections respiratoires aiguës. Il s’agit d’un ‘coup de queue’ d’infections saisonnières, y compris les syndromes grippaux et paraflugiques, précisément parce que le système immunitaire peut être temporairement moins efficace pour s’adapter ». « Le rhume tardif induit également un séjour plus long dans des milieux fermés et moins aérés, facilitant la circulation des virus respiratoires encore présents. Dans ce contexte, on observe souvent une reprise de la circulation virale qui semblait être en phase de déclin. Une attention particulière doit être portée aux sujets fragiles – patients âgés, chroniques et immunodéprimés – chez qui même un simple refroidissement peut aggraver des affections préexistantes, comme la BPCO ou les maladies cardiovasculaires », explique l’expert.

« D’un point de vue comportemental, le plus grand risque vient d’une perception du froid ‘hors saison’, qui conduit souvent à sous-estimer le besoin de protection : des vêtements adéquats, l’attention aux changements entre les environnements interne et externe et le maintien de bonnes pratiques d’hygiène restent fondamentaux. En résumé, plus qu’un événement exceptionnel, c’est une situation à gérer avec prudence et conscience, sans alarmisme mais avec une approche préventive », conclut Preglisco.