Manœuvre, pluie d'amendements : affrontement autour de l'amnistie et de la participation à des grèves

Manœuvre, pluie d’amendements : affrontement autour de l’amnistie et de la participation à des grèves

De la pierre tombale au tombeau, c’est-à-dire de l’amnistie de construction aux déductions pour le tombeau. Cette année aussi les amendements à la manœuvre concernent les sujets les plus disparates. Pendant ce temps, une tempête éclate autour de la proposition qui exige une communication rapide de la participation à la grève des transports aux syndicats appelant à son retrait immédiat.

Amendements et incohérences : clash autour de l’amnistie

Dans tous les cas, seul un pourcentage minime des 5.742 modifications proposées sera voté en commission du budget. En effet, ceux signalés, c’est-à-dire ceux considérés comme prioritaires par les parties, seront au nombre de 414, ce qui correspond à l’envoi de près de 93% du total au grenier. Les 7 % restants seront ensuite soumis à un examen plus approfondi en matière d’éligibilité, de sorte que le pourcentage devrait encore baisser.

Parmi les plis des dossiers, il y a aussi une certaine « incohérence », comme dans le cas de l’amnistie du bâtiment. À côté de la proposition de Fratelli d’Italia de remédier aux ouvrages illégaux selon les règles d’amnistie de 2003, on trouve également deux amendements de la FdI qui demandent d’augmenter les ressources du Fonds pour la démolition des ouvrages illégaux géré par Cassa Depositi e Prestiti de 50 à 75 millions.

Pour l’opposition, l’amendement sur l’amnistie fait un clin d’œil à la Campanie. Après que « Giorgia Meloni » ait annoncé en septembre « un plan pour le logement, il n’y a rien dans le projet, mais aujourd’hui, comme amendement, les Frères d’Italie tentent d’insérer une autre amnistie, qui consiste à faire un clin d’œil à ceux qui n’ont pas respecté les règles, en donnant un coup aux tibias à ceux qui ont toujours respecté les règles. Pourquoi ne pas plutôt faire un grand plan pour le logement qui manque dans ce pays depuis vingt ans ? Pourquoi ne remettons-nous pas ce fonds de loyer qui a soutenu ces familles qui ne peuvent plus payer leur loyer et risquent d’être expulsés ? », a déclaré la secrétaire du Parti démocrate, Elly Schlein, invitée de ‘In altre parole’ sur La7.

« La présentation de l’amendement qui rouvre les termes de l’amnistie de 2003 représente un acte de justice attendu par des milliers de familles de Campanie obligées de construire des maisons pour répondre à leurs besoins de logement et non pour des constructions sauvages et illégales. Je remercie les parlementaires de centre-droit de Campanie qui ont lutté pour corriger une distorsion qui, depuis plus de vingt ans, a produit des disparités évidentes entre les citoyens de Campanie et ceux du reste du pays », lit-on dans une note du candidat à la présidence de la Région Campanie, Edmondo Cirelli.

« Notre Région a été la seule à ne pas appliquer cette loi parce que le conseil de centre-gauche de l’époque a choisi de ne pas la mettre en œuvre dans les délais, laissant de côté les personnes qui avaient déposé la demande en se déclarant elles-mêmes et en payant régulièrement les frais. Aujourd’hui, ces familles, que nous avons toujours défendues, vivent sous la menace constante de la démolition, non pas à cause d’abus, mais à cause d’une erreur de la Région de centre-gauche. Ce même centre-gauche qui veut démolir les maisons de ceux qui ont dû construire par nécessité et en même temps. protège ceux qui occupent illégalement les maisons par la force », a ajouté Cirielli.

« L’amendement inclus dans la manœuvre introduit des outils plus modernes de réaménagement urbain et environnemental, nous permettant enfin de définir clairement la situation des propriétés qui peuvent être régularisées, en excluant évidemment celles en zone rouge et celles spéculatives. Ce sera aux Régions d’appliquer la loi avec la transposition dans les 60 jours. Avec mon Président, la Campanie sera la première à la mettre en œuvre : nous ne pouvons plus perdre de temps. Nous devons fermer une page d’injustice et redonner de la certitude à des milliers de familles qui ne demandent que ce qui est déjà une réalité en le reste de l’Italie ».

Bonus de tombe

En outre, dans la manœuvre de modification des soldes inchangés (hors dotation parlementaire de 100 millions) pour couvrir les mesures, une petite partie est prélevée sur tous les fonds disponibles ou sur les postes inutilisés. C’est le cas de la déduction de 36 % pour l’entretien et la rénovation des tombes comportant « au moins deux cercueils ou au moins huit urnes cinéraires » : elle coûte environ 40 millions pour les années 2026 à 2035 à financer, lit-on, avec une réduction correspondante du Fonds de développement et de cohésion, généralement appelé réduction des déséquilibres territoriaux.

Tempête autour de l’amendement sur la participation à la grève

Pendant ce temps, l’amendement qui oblige les gens à communiquer leur soutien aux grèves des transports une semaine à l’avance fait rage. La CGIL, Fit-Cisl et Uiltrasporti appellent au « retrait immédiat » et se disent prêtes à mettre en œuvre « toutes les initiatives nécessaires pour protéger les travailleurs des transports ». Dans une note, les syndicats expriment « une ferme opposition à l’amendement proposé dans la manœuvre des Frères d’Italie qui oblige les travailleurs à communiquer sept jours à l’avance leur participation à une grève, sous forme écrite et irrévocable ». Une mesure, dénoncent-ils, « qui déforme le droit de grève même garanti par notre Constitution, crée de fait des listes de grévistes et ouvre la voie à des pressions douteuses et à des discriminations potentielles en dégradant les relations professionnelles ».

« Nous exprimons notre ferme opposition à l’amendement proposé dans la manœuvre des Frères d’Italie », « une mesure qui déforme le droit de grève même garanti par notre Constitution, crée effectivement des listes de grévistes et ouvre la voie à des pressions douteuses et à des discriminations potentielles en détériorant les relations professionnelles », affirment les syndicats.