« La demande de Sumai est claire : combler le fossé entre l’hôpital et le territoire. Pour cela, de nouvelles formes de développement professionnel sont nécessaires. Il est proposé, par exemple, de permettre aux spécialistes de travailler en équipe aussi bien dans les hôpitaux que dans les cliniques, en surmontant les incompatibilités actuelles qui les lient souvent à un seul secteur. En outre, il est demandé de reconnaître une allocation économique similaire à celle des collègues qui travaillent aux urgences. Une autre proposition est d’accorder une plus grande flexibilité aux Régions dans l’utilisation du Fonds National de Santé, afin que pouvoir consacrer une partie des ressources économisées à l’encouragement des spécialistes ambulatoires ». Ainsi, à Adnkronos Salute Letizia Moratti, députée européenne de Forza Italia, a pris la parole au 57e Congrès national des spécialistes ambulatoires Sumai-Assoprof, « Là où finit la théorie et où commence le traitement », en cours à Rome.
Selon Antonio Magi, secrétaire général de Sumai-Assoprof, « les spécialistes ambulatoires sont la clé pour réduire les listes d’attente ». Ce n’est pas un hasard si, lors de leur congrès, les représentants de la catégorie ont lancé un appel à la politique – de la majorité et de l’opposition – pour répondre à l’une des urgences les plus ressenties du système de santé : la pénurie de médecins spécialistes. La réponse de Moratti est toute prête : « Parmi les idées étudiées par Forza Italia – explique-t-il – il y a aussi un ‘Btp Sanità’, un instrument financier innovant, une obligation d’État dédiée précisément à soutenir le personnel de santé et à rendre la profession plus attractive pour les jeunes médecins ».
Parallèlement, de moins en moins de jeunes choisissent de devenir spécialistes ambulatoires. Certains départements, comme celui de microbiologie ou d’anatomie pathologique, peinent à trouver du personnel. « Une valorisation concrète, y compris économique, est nécessaire pour rendre ces carrières attractives – observe Moratti – Surmonter les rigidités actuelles, en permettant au médecin d’opérer dans des domaines plus compatibles, pourrait non seulement améliorer la qualité et la continuité des soins, mais aussi réduire les temps d’attente et garantir une prise en charge plus complète des patients, en particulier pour les maladies chroniques ou complexes qui nécessitent des compétences spécialisées ». Enfin, sur le thème de la migration des soins de santé et du manque de personnel, « Forza Italia propose, dans cette loi budgétaire, d’augmenter les ressources allouées aux salaires des médecins et des infirmières, dans le but d’embaucher 10 000 médecins et 20 000 infirmières supplémentaires. Aujourd’hui, environ 30 % des dépenses de santé sont absorbées par le personnel, mais des fonds supplémentaires sont nécessaires pour rendre les soins de santé italiens plus compétitifs et garantir un temps et une qualité de soins adéquats à tous les citoyens », conclut Moratti.




