Nouvelle recette électronique, AssoSoftware : « Du papier au numérique mais sans sens unique »

Nouvelle recette électronique, AssoSoftware : « Du papier au numérique mais sans sens unique »

La dématérialisation de la prescription médicale est l’une des étapes les plus concrètes du système de santé numérique italien. A partir de 2025, l’obligation de prescription électronique concerne toutes les ordonnances, y compris les blanches, c’est-à-dire celles payées par le citoyen. « Il ne s’agit pas seulement de remplacer une feuille de papier par un code numérique : l’objectif est de renforcer le contrôle de l’opportunité des prescriptions, d’alimenter le dossier de santé électronique et de rendre lisible la chaîne qui relie le médecin, le patient, la pharmacie et le système de santé. Le pas en avant est important, mais la mise en œuvre montre une fois de plus la distance entre la réglementation nationale et son application dans les territoires. des normes non homogènes. Cela oblige les opérateurs et les éditeurs de logiciels à s’adapter à des modes d’accès et de fonctionnement qui changent d’une région à l’autre. AssoSoftware, l’association nationale qui représente et protège les intérêts des entreprises qui créent des logiciels de gestion d’applications, fait le point.

« Le cas de l’ordonnance électronique vierge est emblématique. Le cadre réglementaire est national, mais l’application passe par une pluralité de sujets : système de carte de santé, dossier de santé électronique, régions, entreprises de santé, associations professionnelles, pharmacies, médecins généralistes, spécialistes privés, structures de santé et administrations centrales. Dans cet entrelacement – prévient l’association – des goulots d’étranglement subsistent : la qualification des spécialistes privés pour le système de carte de santé, la gestion des dossiers, l’alignement entre les plateformes régionales et nationales, la coordination des procédures.  »

« Il y a ensuite un problème de sécurité. Les ordonnances des livres blancs sont plus exposées à la falsification et aux abus, surtout lorsqu’elles concernent des médicaments délicats comme les benzodiazépines, les psychostimulants, les analgésiques opioïdes et les substances psychotropes. La dématérialisation devient donc aussi un outil de prévention, car elle permet des contrôles plus efficaces et réduit les zones grises – souligne AssoSoftware – Pour avancer, nous avons donc besoin de normes communes, d’une plus grande interopérabilité, de procédures uniformes, d’une gouvernance nationale capable de coordonner le travail des Régions et d’une réelle implication. des professionnels de santé. La prescription électronique n’est pas un détail administratif : c’est un test de maturité pour l’ensemble de la santé numérique italienne ».