Rubio annonce des sanctions contre les réseaux d'extrême gauche, il y a aussi un groupe de hackers italien

Rubio annonce des sanctions contre les réseaux d’extrême gauche, il y a aussi un groupe de hackers italien

Le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, a annoncé des sanctions contre « plusieurs réseaux terroristes transnationaux d’extrême gauche », dont Autistici/Inventati, un collectif technologique italien d’extrême gauche « dont les services sont utilisés par les cellules Antifa les plus actives et les plus violentes aux Etats-Unis et dans le monde ».

« Le terrorisme d’extrême gauche constitue une grave menace pour les États-Unis et l’Occident dans son ensemble », a écrit Rubio sur

Les accusations contre le collectif italien

Le Département d’État américain a justifié la désignation d’Autistici/Inventati (A/I) comme « terroriste mondial spécialement désigné », accusant le collectif italien d’être « un groupe extrémiste basé en Italie qui construit et gère l’infrastructure numérique des cellules violentes d’Antifa et d’autres militants d’extrême gauche dans le monde ». Selon Washington, les pirates et développeurs liés au collectif fourniraient des outils de chat et de courrier électronique cryptés, d’hébergement de sites, de vidéoconférence sécurisée et d’anonymat, « spécialement conçus pour soutenir les opérations des réseaux terroristes d’extrême gauche » et leur permettraient « d’organiser, recruter, communiquer, diffuser de la propagande, partager des informations sur des cibles et des tactiques et mener des attaques violentes », tout en restant « anonymes, introuvables et hors de portée de la loi ». Le Département allègue également qu’A/I sélectionne manuellement les utilisateurs en fonction de leurs affinités idéologiques et est devenu « un nœud clé dans une campagne transnationale menée par des réseaux violents et criminels d’extrême gauche pour déstabiliser les États-Unis et leurs partenaires ».

Selon le Département d’État, les cellules anarchistes responsables des sabotages ferroviaires en France, en Italie, en Allemagne et aux Pays-Bas en 2026 l’auraient utilisé pour revendiquer la responsabilité des attentats, publier des déclarations et diffuser des manuels de construction d’engins incendiaires improvisés. La même chose se serait produite après le sabotage de l’oléoduc transalpin Tal en mars dernier, qui a interrompu le flux de pétrole brut vers l’Autriche, l’Allemagne et la République tchèque. Le ministère cite également un réseau extrémiste soupçonné d’être responsable d’attaques contre les infrastructures ferroviaires et énergétiques allemandes entre 2011 et 2026, notamment l’attaque de janvier contre le réseau électrique de Berlin qui a laissé 45 000 foyers sans électricité et fait une victime : dans ce cas aussi, A/I aurait été utilisé pour publier des réclamations et des appels à de nouvelles attaques contre les infrastructures énergétiques.

Selon le ministère, Rose City Antifa, basée dans l’Oregon, a utilisé les services du collectif italien pour « organiser et inciter à des actes violents et criminels », diffuser des données personnelles d’agents d’Ice avec des appels à les attaquer « dans la rue » et « à leur domicile ». Une cellule anarchiste faisant campagne contre la construction du centre de formation des forces de l’ordre d’Atlanta aurait plutôt utilisé l’infrastructure d’A/I pour revendiquer la responsabilité d’attaques contre la police, menacer des fonctionnaires et des propriétaires d’entreprises et diffuser des instructions pour fabriquer des engins explosifs et incendiaires. Enfin, selon Washington, Jane’s Revenge, un groupe accusé d’une campagne d’incendies criminels contre des centres anti-avortement aux États-Unis, a également eu recours aux services d’Autistici/Inventati pour publier des affirmations et « inciter à des attaques de copie ». Le Département d’État affirme plus généralement que les plateformes liées à l’IA ont été utilisées pour diffuser des « cartes des infrastructures critiques » et des instructions pour fabriquer des bombes, ainsi que des communiqués d’organisations désignées par les États-Unis comme terroristes.