La Tari est la taxe sur les déchets destinée à financer le service de collecte, de gestion et d’élimination des déchets urbains. Il s’agit d’une taxe locale qui doit être payée par ceux qui possèdent ou utilisent un bien immobilier susceptible de produire des déchets, comme des habitations, des magasins, des bureaux ou des usines de production. Le montant du Tari n’est pas le même dans toute l’Italie. En effet, chaque Commune établit ses propres tarifs en fonction des coûts du service de collecte et d’élimination des déchets sur son territoire. Malgré ces différences locales, le système de calcul de l’impôt suit des critères généraux communs : le Tari est composé de deux éléments principaux, la quote-part fixe et la quote-part variable. Alessandra Caparello d’Immobiliare.it explique la distinction entre ces deux composantes, en rappelant qu’il est fondamental de comprendre comment est déterminé le montant de l’impôt et pourquoi le montant à payer peut changer d’une famille à l’autre ou d’une entreprise à l’autre.
Qu’est-ce que le Tari, pourquoi est-il payé, quand n’est-il pas appliqué
Le Tari a été introduit en 2014 dans le cadre de la réforme de la fiscalité locale et représente la taxe avec laquelle les citoyens contribuent à supporter les coûts du service de gestion des déchets. Les sommes collectées grâce à cette taxe servent à couvrir toutes les activités liées au cycle des déchets urbains, parmi lesquelles : la collecte des déchets ménagers et assimilés ; transport vers les stations d’épuration; traitement et élimination des déchets; balayage et nettoyage des rues; les activités administratives et organisationnelles du service.
La législation prévoit que les recettes du TARI doivent couvrir entièrement les coûts du service. Cela signifie que les tarifs sont calculés de manière à garantir le financement intégral des coûts supportés par la Commune pour la gestion des déchets.
La condition préalable à l’application du Tari est représentée par la possession ou la détention, à quelque titre que ce soit, de locaux ou de zones d’exploitation non couvertes susceptibles de produire des déchets urbains. La jurisprudence a précisé à plusieurs reprises que, aux fins de l’obligation de payer la taxe, il n’est pas nécessaire de démontrer la production réelle de déchets. Il suffit que la propriété soit potentiellement apte à les produire. Cela signifie qu’il ne suffit pas de ne pas utiliser une propriété pour éviter de payer la taxe. Si une maison ou un local reste vide par choix du propriétaire ou de l’occupant, le Tari reste dû. Pour obtenir l’exonération de la taxe, il est nécessaire de démontrer que le local ou la zone ne peut objectivement pas produire de déchets car il est dans un état inutilisable. Autrement dit, le contribuable doit prouver que le bien n’est pas réellement utilisable.
Selon une orientation jurisprudentielle désormais consolidée, la présence d’un seul des meubles ou services actifs (tels que l’électricité, l’eau ou le gaz) suffit pour laisser supposer que le bien est utilisé et donc apte à la production de déchets. Il s’agit d’une simple présomption qui ne peut être vaincue que si le contribuable prouve le contraire. Par conséquent, pour exclure l’assujettissement au Tari, il est généralement nécessaire que la propriété soit dépourvue de mobilier et de tous les services publics. Les municipalités peuvent également identifier, à travers leur réglementation, d’autres éléments utiles pour démontrer l’utilisation efficace d’un bien, à condition qu’il s’agisse d’indicateurs révélant concrètement la possibilité d’utiliser les lieux.
Le calcul du Tari inclut également les dépendances de l’habitation, comme les garages, les caves ou les places de parking. Ces espaces sont considérés comme faisant partie intégrante de l’usager domestique et sont donc inclus dans le calcul de la taxe. Notamment, la superficie des appareils électroménagers s’ajoute à celle de la résidence principale pour déterminer la part fixe du tarif.
Cependant, il existe certaines situations dans lesquelles le Tari ne s’applique pas. Sont exclues de la taxe : les surfaces non couvertes attenantes ou accessoires à des locaux déjà taxés lorsqu’ils ne sont pas en exploitation ; les parties communes de la copropriété indiquées par l’article 1117 du code civil, à condition qu’elles ne soient pas utilisées ou détenues exclusivement par une seule personne.
Honoraires fixes et honoraires variables, les différences
La structure Tarisi est basée sur des tarifs établis en référence à l’année civile et différenciés entre utilisateurs nationaux et utilisateurs non domestiques. Les premiers concernent les habitations familiales, tandis que les seconds incluent toutes les activités économiques, telles que les commerces, les bureaux, les industries et les ateliers professionnels. Pour les deux catégories, l’impôt est composé d’une partie fixe et d’une partie variable.
Le montant fixe du Tari est lié aux caractéristiques du bien et sert à couvrir une partie des frais généraux du service de gestion des déchets, tels que : les investissements en infrastructures ; l’achat de véhicules et d’équipements; frais administratifs et organisationnels.
Pour les particuliers, le forfait est calculé en fonction de la superficie du logement, dépendances comprises. En pratique, les mètres carrés du bien sont multipliés par un tarif unitaire qui varie en fonction du nombre d’occupants de la maison. De cette manière, les logements plus grands ou ceux comptant plus d’habitants contribuent davantage au financement du service. C’est précisément pour cette raison que lors du calcul du montant forfaitaire, il faut ajouter la superficie des dépendances – comme les garages ou les caves – à celle du logement principal.
La part variable représente plutôt la part de la taxe liée à la quantité potentielle de déchets produits. Pour les usagers domestiques, cette composante ne dépend pas de la superficie du bien mais du nombre de personnes qui l’occupent.
Il s’agit donc d’un montant établi en fonction du nombre de membres de la cellule familiale. Contrairement au forfait, il n’est pas multiplié par les mètres carrés de la maison, mais simplement ajouté au montant total. En général, plus il y a de personnes vivant dans un même logement, plus la part variable sera élevée, car on suppose que la production de déchets augmente avec le nombre d’occupants.
Il faut également considérer que la taxe provinciale pour la protection de l’environnement s’applique également sur le montant du Tari, généralement égal à 5% de la taxe due, qui s’ajoute donc au montant global à payer.




