« Il est essentiel d’identifier la carte d’identité de la tumeur dès le diagnostic initial. » C’est ce qu’a déclaré Michelino De Laurentiis, directeur du Département d’oncologie mammaire et thoracique-pulmonaire de l’Institut national du cancer Irccs Fondazione Pascale de Naples, rappelant que « les tumeurs du sein ne sont pas toutes identiques : il existe des sous-types intrinsèques avec des comportements différents et qui nécessitent des stratégies thérapeutiques complètement différentes ». Pour maximiser les chances de guérison, explique-t-il, « il faut immédiatement savoir de quel sous-type il s’agit : tumeurs triple négatives, amplifiées par Her2, luminales ou hormono-sensibles. Pour chacune, il existe des médicaments spécifiques et des parcours personnalisés qui doivent être définis dès le début ».
La recherche a fait « d’énormes progrès grâce à la compréhension des différences biologiques entre les tumeurs », souligne De Laurentiis à l’occasion de la présentation à Milan du docufilm ‘The Baggage’, promu par Msd Italia en collaboration avec Andos, Europa Donna Italia, Fondazione IncontraDonna, Komen Italia et Salute Donna. Aujourd’hui, ajoute-t-il, « nous avons ciblé des thérapies pour chaque sous-type. Dans les tumeurs triples négatives, si l’on regarde il y a 5 ou 6 ans, seule l' »ancienne » chimiothérapie était disponible, alors qu’aujourd’hui l’arsenal thérapeutique a été révolutionné par l’immunothérapie et les anticorps conjugués aux médicaments. Au moment de poser un diagnostic, il est presque toujours préférable d’effectuer un traitement préopératoire plutôt que de recourir à la chirurgie pour enlever le nodule. Seule cette stratégie garantit le maximum de chances de guérison ».
Concernant l’avenir, De Laurentiis parle d’un scénario qui évolue très rapidement : « De nombreux médicaments se profilent à l’horizon. Nous ne sommes qu’au début de la révolution de l’immunothérapie et des anticorps conjugués, soutenus par des technologies comme la biopsie liquide qui permettront une personnalisation encore plus grande. Il est difficile d’imaginer comment nous traiterons ces tumeurs dans 3 ou 5 ans, mais nous le ferons certainement beaucoup mieux et beaucoup plus rapidement ».




