La Russie gèle les espoirs d’une trêve en Ukraine. « Un cessez-le-feu est un chemin qui ne mène nulle part », a déclaré le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov dans une interview avec des journalistes russes et étrangers, selon qui « des accords fiables sont nécessaires ».
« Beaucoup de choses ont été dites sur cette question. Le président russe en a également parlé. Nous ne nous contenterons pas de bavardages. Jusqu'à présent, nous avons entendu parler de la nécessité de parvenir à un cessez-le-feu, mais personne ne cache que l'objectif d'une trêve est gagner du temps pour continuer à inonder l’Ukraine d’armes et permettre aux forces ukrainiennes de se regrouper, de mobiliser du personnel, etc. », a-t-il noté.
« Le cessez-le-feu est une impasse», a souligné Lavrov. « Nous avons besoin d'accords définitifs et juridiquement contraignants qui documentent les conditions permettant d'assurer la sécurité de la Russie et, bien sûr, les intérêts légitimes de nos voisins, mais d'une manière basée sur le droit international, qui rendra impossible toute violation de tels accords », a-t-il déclaré. . ajouté.
Lavrov a ensuite parlé de contacts continus avec les nouvelles autorités au pouvoir en Syrie dédiés à la sécurité des Russes et de l'ambassade à Damas sans rien dire sur la question des bases de Tartous et de Kmeimim concédées par le régime d'Assad aux forces russes. La Russie est « intéressée et disponible » au dialogue sur d'autres sujets également, propose simplement Lavrov, soulignant que Moscou partage ce qu'a récemment déclaré le nouveau dirigeant syrien Ahmed Sharaa, selon lequel les relations entre Moscou et Damas sont stratégiques. « Nous n'avons pas retiré nos diplomates de Damas, notre ambassade continue de fonctionner comme beaucoup d'autres. Nous maintenons des contacts avec les nouvelles autorités syriennes à travers notre mission diplomatique. Nous discutons de questions pratiques liées à la sécurité des Russes et au bon fonctionnement de l'ambassade», a-t-il expliqué, laissant entendre qu'il faudra du temps pour que d'autres questions soient soulevées et aussi de la patience de la Russie.
Le Qatar, l'Arabie saoudite ou les Émirats pourraient accueillir le sommet Trump-Poutine
Pendant ce temps, la Russie tente de définir les conditions du sommet entre Donald Trump et Vladimir Poutine qui n'est pas encore programmé et avant même l'investiture du président américain élu. Le journal Izvestia cite des experts selon lesquels les lieux les plus probables se situeraient au Qatar, en Arabie Saoudite, aux Émirats arabes unis, pays neutres, impliqués depuis longtemps dans un effort de médiation entre Moscou et Kiev pour faciliter les échanges de prisonniers de guerre ( mais aussi sur le retour des enfants ukrainiens déportés vers la Russie, ndlr) et qui n'ont pas rejoint la Cour pénale internationale. Les Izvestia précisent que même si la Suisse a confirmé sa volonté d'accueillir un sommet Trump-Poutine, celui-ci pourrait ne pas se passer bien car elle n'est plus un pays neutre pour Moscou. Il y a également peu de chances que la réunion se tienne dans un pays européen. Mais la Turquie n’est pas exclue.




