17 septembre 2026 | 13h37
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« Le virus Usutu est l’un des nombreux virus transmis par la piqûre du moustique Culex commun, le même qui est le vecteur du virus du Nil occidental. D’un point de vue symptomatique, le virus Usutu est celui qui suscite le moins d’inquiétude, car il donne lieu à une forme pseudo-grippale. Les formes graves sont rares et sont des méningites. Le problème est que chaque jour en Italie on signale des épidémies de dengue, de Nil occidental et maintenant d’Usutu ». Ainsi, à Adnkronos Salute, l’infectiologue Matteo Bassetti, professeur de maladies infectieuses à l’Université de Gênes, intervient sur la mouette morte trouvée sur une plage de Rapallo, testée positive au virus Usutu. C’est la maire de Rapallo, Elisabetta Ricci, qui a annoncé la nouvelle dans un post sur ses profils sociaux.
« C’est une question de temps, mais nous finirons par avoir à nouveau le paludisme. Je ne comprends pas non plus très bien les désinfestations là où se trouvent les carcasses, car qui sait où est passée la mouette. L’Italie est maintenant un pays tropical et il ne faut pas s’étonner de ces cas qui vont augmenter », souligne l’expert.
Depuis le début de la surveillance jusqu’au 9 septembre, l’Institut Supérieur de la Santé a signalé 12 cas humains de virus Usutu en Italie (7 en Lombardie, 1 en Émilie-Romagne, 1 dans les Marches, 1 dans le Latium, 1 dans le Piémont, 1 dans la Vénétie). Il s’agit d’une infection aviaire d’origine africaine extrêmement rare chez l’homme. Il tire son nom d’une rivière du Swaziland, en Afrique australe, qui coule à proximité du lieu du Natal où le premier isolement du virus chez un moustique Culex a été réalisé. Semblable à la fièvre du Nil occidental, l’agent causal est un flavivirus pathogène pour les oiseaux.




