VIH : communication médecin-patient, la campagne dédiée sur Rhivolution

VIH : communication médecin-patient, la campagne dédiée sur Rhivolution

La communication entre médecins et patients est essentielle au succès thérapeutique. C'est ce que rappelle à l'occasion de la Journée mondiale de lutte contre le SIDA, le 1er décembre, la campagne « Vhivian, la bonne lumière fait la différence » qui, au sein de la plateforme Rhivolution, s'adresse spécifiquement aux personnes vivant avec le VIH, dans le but d'améliorer la qualité des soins. le dialogue qu'ils entretiennent avec leur médecin. Cette compétence clinique – lit-on sur le site – est fondamentale car, en établissant une relation de confiance, se crée une relation thérapeutique qui permet aux professionnels de santé de mieux comprendre la situation du patient et d'optimiser ses conditions de vie.

La campagne Vhivian met l'accent sur la nécessité de répondre aux besoins des patients avec transparence et attention, en rappelant que, malgré les difficultés liées à la vie avec le virus, ils peuvent non seulement profiter d'une vie comme celle de ceux qui ne vivent pas avec le virus, mais améliorez-le également en fonction de vos besoins. Le message central de Vhivian insiste donc sur la « bonne lumière » sur la culture, les connaissances et les informations qui font « la différence », nous invitant ainsi à regarder au-delà des difficultés et à nous concentrer sur les opportunités de guérison et d'amélioration de la vie quotidienne. Contrairement à Rhivolution qui a une portée plus large et multi-cibles – explique une note – Vhivian est une campagne localisée et ciblée, dans le but de promouvoir un changement concret dans la relation médecin-patient. Promouvoir l'implication du personnel soignant est en effet nécessaire pour faciliter l'acquisition des compétences qui aident les personnes vivant avec le VIH à gérer l'infection et, en particulier, pour améliorer l'observance du traitement antirétroviral et leur santé.

Dans le but d'améliorer la communication médecin-patient avec le VIH, Rhivolution propose 6 suggestions. La première concerne l’écoute active, définie comme le niveau d’écoute le plus élevé et le plus efficace car elle accorde une attention complète à ce que dit une personne, avec intérêt et sans l’interrompre. En particulier, dans le cas du VIH, outre la compétence médicale professionnelle, de bonnes capacités de communication, un comportement éthique, le respect de la dignité de la personne séropositive, de bonnes qualités de travail en équipe et le souci de la confidentialité. Un autre point concerne la clarté et l'intelligibilité et invite les médecins à éviter l'utilisation de termes techniques cliniques, préférant un langage direct et simple afin de permettre au patient de répondre et d'entamer une véritable conversation axée sur la santé : un patient mis à l'aise encourage en effet un échange mutuel de questions ouvertes, sans préjugés. La troisième suggestion concerne l'implication du patient dans le processus de décision en l'aidant à prendre conscience de sa maladie, des risques associés et des avantages d'un traitement adéquat.

Un autre aspect important est la communication non verbale. Diverses recherches montrent que les signaux non verbaux, tels qu'une position corporelle légèrement courbée, le maintien du contact physique et le ton de la voix, donnent aux patients une indication de l'intérêt que le médecin accorde à prendre soin de leur santé et de la valeur des informations que les patients. elles-mêmes fournissent et qui concernent des problèmes médicaux, psychologiques et sociaux tels que la stigmatisation associée au VIH. Il est également très important, souligne le cinquième point, que les médecins puissent bien communiquer avec les patients en proposant un temps de visite plus long, ce qui peut, à son tour, poser problème, compte tenu des délais spécifiques à la pratique médicale. Enfin, le dernier aspect à garder à l’esprit est le feedback du patient, qui est pertinent pour améliorer les performances du médecin. La richesse des connaissances et la vulnérabilité du patient peuvent offrir un point de vue différent sur le parcours thérapeutique expérimenté de chaque clinique.