Le printemps arrive, mais ce n’est pas une bonne nouvelle pour tout le monde : pour ceux qui souffrent de rhinite allergique, cela peut être une saison particulièrement difficile en raison de l’augmentation de la concentration de pollen dans l’air et de l’aggravation des symptômes. « Coups de rhinite : les grimaces qui ne sont pas drôles » est une campagne d’information et de sensibilisation et une exposition photographique organisée à Milan, à la Cascina Cuccagna jusqu’au 20 mars (www.scattidirinite.it). Le projet, promu par l’Aaiito-Association des allergologues et immunologistes italiens territoriaux et hospitaliers, voit la collaboration de l’association de patients Respiriamo Insieme Aps et la contribution non conditionnée de Firma.
La campagne vise à mettre en lumière une pathologie courante mais peu connue et propose un regard intime et réel sur la vie des patients, représentant les visages des personnes touchées et les « grimaces » provoquées par la pathologie. À travers l’objectif sensible du photographe Giorgio Galimberti, l’exposition capture non seulement les symptômes visibles – comme le nez qui coule, les yeux rouges et les grimaces d’inconfort – mais aussi l’impact émotionnel souvent sous-estimé que cette maladie a sur la vie de ceux qui en souffrent. « Chaque cliché – expliquent les promoteurs de l’initiative – contient des fragments de vie et des histoires de patients réels, montrant qu’il y a bien plus derrière un simple éternuement. En Italie, la rhinite allergique touche environ 25% de la population : une réaction inflammatoire provoquée par des substances courantes comme le pollen, les acariens, les épithéliums ou les moisissures, qui affecte fortement la qualité de vie, mais qui n’est pas toujours reconnue à temps et gérée de manière structurée », comme il ressort des résultats d’une enquête menée par Aaiito en 2025.
« De notre enquête menée auprès des médecins généralistes – déclare le président de l’association, Francesco Murzilli – des retards de diagnostic et une application inégale des lignes directrices ressortent encore. Il est prioritaire de renforcer la formation pour assurer une reconnaissance précoce de la pathologie et une synergie plus étroite entre médecins généralistes et spécialistes. Selon les données Aria (Allergic Rhinitis and its Impact on Asthma), la prévalence de la rhinite allergique a augmenté de 10 % chez les jeunes (18-30 ans) et de 15 % chez les enfants (0-14 ans) au cours des 5 dernières années. L’augmentation des polluants atmosphériques a été associée à une augmentation des symptômes, tout comme le changement climatique prolongeant la saison pollinique.
En Europe, les coûts directs de la maladie varient d’environ 160 à 550 euros par an et par patient.
« La pathologie peut également avoir un impact significatif sur la qualité de vie, la productivité et le bien-être général des personnes – souligne Riccardo Asero, spécialiste en allergologie et immunologie clinique et ancien président d’Aaiito – Il suffit de dire que, selon les dernières données d’Aria, en Europe, les coûts directs de la pathologie varient d’environ 160 à 550 euros par an et par patient, tandis que les coûts indirects, pour les personnes non traitées, peuvent dépasser 2.400 euros. impact qui n’est pas seulement économique, mais aussi social, humain : c’est précisément pour cette raison que nous espérons que, grâce à cette campagne, il sera possible de contribuer à promouvoir une meilleure compréhension de la pathologie et à promouvoir un plus grand accès à des soins adéquats ».
L’exposition souligne à quel point la rhinite allergique est un compagnon inconfortable qui affecte chaque moment de la journée. « Chaque éternuement, chaque nuit blanche raconte une histoire de vulnérabilité et de ténacité – dit Simona Barbaglia, présidente de Respiriamo Insieme Aps – Notre engagement quotidien est d’accompagner les patients pour qu’ils ne se sentent pas seuls, en promouvant des actions synergiques avec des spécialistes qui visent à améliorer leur qualité de vie. Avec cette campagne, nous voulons briser le silence et montrer comment derrière chaque « grimace » se cache une personne, dont la qualité de vie est compromise ». La photographie devient alors un outil puissant pour raconter des histoires et établir un lien profond avec le spectateur. « Ce projet m’a marqué car chaque cliché n’est pas qu’une photographie : c’est une histoire, un défi, un sourire ou une grimace qui raconte bien plus que ce que les mots peuvent dire », explique Giorgio Galimberti, auteur des clichés. « J’ai essayé de capturer non seulement les symptômes visibles de la rhinite allergique, mais surtout l’âme, la force et la vulnérabilité de ceux qui en souffrent, chaque jour. Les protagonistes ont une histoire unique – remarque-t-il – mais ils partagent tous le désir commun de vivre sans limites ».
Outre l’exposition photographique, utilisable gratuitement, la campagne comprend le site Internet www.scattidirinte.it, une émission de radio sur Radio Capital et des activités sur l’application iLMeteo – toutes deux prévues en mars et septembre 2026 – et la participation des médecins généralistes, avec la diffusion de matériel d’information dans leurs cabinets.




