« Les symptômes du cancer de l’ovaire sont très vagues et cela représente l’un des principaux problèmes du diagnostic précoce. Et précisément parce que les premiers signes peuvent facilement être confondus avec des troubles intestinaux ou vésicaux, de nombreuses femmes arrivent au diagnostic alors que la maladie est déjà à un stade avancé. Parmi les symptômes les plus fréquents figurent un gonflement abdominal, une sensation de poids, des douleurs pelviennes, des modifications intestinales ou un besoin fréquent d’uriner. Ces signes ne doivent pas être sous-estimés. Il est important de commencer rapidement un processus de diagnostic. » Ainsi à Adnkronos Saluons Anna Fagotti, directrice de l’Unité Opérationnelle Complexe de Gynécologie Oncologique de la Fondation Polyclinique Universitaire Agostino Gemelli Irccs, qui a pris la parole à la conférence pour la Journée Mondiale du Cancer de l’Ovaire, aujourd’hui à Rome dans l’Auditorium du Ministère de la Santé. Au cours de la réunion, le premier « Agenda National » d’engagement pour les femmes atteintes du cancer de l’ovaire, promu par la campagne Insieme di Insiemi, a été présenté.
« Parmi les examens les plus utiles – explique Fagotti – figurent l’échographie pelvienne et l’échographie abdominale, des outils fondamentaux pour identifier précocement d’éventuelles anomalies ovariennes. Selon l’expert, il ne suffit pas de se fier uniquement aux visites générales, aux contrôles urologiques ou aux tests comme la coloscopie : le rôle du gynécologue, surtout s’il est expert en oncologie gynécologique, est central pour arriver à un diagnostic opportun ». Et un diagnostic précoce « peut changer radicalement le pronostic de la maladie – ajoute l’oncologue -. La détection de la tumeur dans les premiers stades nous permet de réaliser des interventions chirurgicales plus efficaces et d’associer des thérapies ciblées avec une plus grande probabilité de succès. C’est pourquoi la communication et la sensibilisation de la population restent des outils fondamentaux. L’objectif – souligne Fagotti – est de diffuser largement l’information pour que les femmes apprennent à reconnaître les symptômes et à se tourner rapidement vers des centres spécialisés, où elles puissent recevoir des diagnostics et des traitements adéquats ».
« Chaque année en Italie, on enregistre environ 5.400 nouveaux diagnostics de cancer de l’ovaire. Un chiffre – souligne-t-il – légèrement inférieur au passé, également grâce à l’identification de femmes génétiquement prédisposées à la maladie. En effet, environ 20% des patientes présentent une prédisposition héréditaire. Les gènes impliqués les plus connus sont Brca1 et Brca2, déjà associés au cancer du sein, mais aujourd’hui la recherche a identifié de nombreux autres gènes impliqués dans le risque oncologique ». Selon Fagotti, « l’identification des patientes à risque nous permet d’adopter des stratégies préventives et des traitements prophylactiques avant que la maladie ne se développe. La recherche génétique continue d’élargir les connaissances sur les facteurs héréditaires liés au cancer de l’ovaire, ouvrant ainsi de nouvelles possibilités de prévention personnalisée », conclut-il.




