Migrants, de l'Italie à l'Allemagne : "Nous ne devons reprendre personne"

Migrants, de l’Italie à l’Allemagne : « Nous ne devons reprendre personne »

L’Italie considère que tous les « dublinaires » présumés arrivés en Europe avant le 12 juin 2026, date d’entrée en vigueur du nouveau traité européen sur l’asile et l’immigration, ont été éliminés, ainsi que certains pays importants, dont l’Allemagne. Dans la pratique, l’Italie n’est tenue de reprendre aucun migrant.

Le terme « Dublinanti » identifie les migrants demandeurs d’asile qui, arrivés en Italie par voie maritime ou terrestre, parviennent, après identification, à arriver dans les pays d’Europe du Nord. La position de l’Italie, selon ce que nous apprennent des sources du ministère de l’Intérieur, est définie par un accord spécifique signé avec certains États. Et aujourd’hui, il est encore prématuré d’imaginer qu’il y ait des personnes qui, arrivées en Italie après cette date, se trouvent actuellement dans d’autres pays. En fait, peu de temps s’est écoulé pour pouvoir le vérifier.

Cette clarification intervient après que l’Allemagne a apparemment décidé d’appliquer sa ligne dure à l’égard des migrants envers l’Italie, s’insérant dans la crise migratoire de Ceuta et dans le conflit entre notre pays et l’Espagne.

En outre – poursuit le ministère de l’Intérieur – pour les immigrants irréguliers arrivant après cette date, l’Italie soutiendra en tout cas qu’il faudra nécessairement prévoir une « compensation » qui tienne compte des migrants débarqués sur notre territoire national par des bateaux d’ONG battant pavillon des pays européens. Et la plupart d’entre eux sont allemands.

Ce qui se passe

L’Espagne a réintroduit les contrôles aux frontières pour les voyageurs arrivant d’Italie. La mesure, en vigueur depuis hier, a été officialisée aujourd’hui avec publication au Journal officiel espagnol et concerne les vols et les liaisons maritimes de passagers en provenance directe d’Italie. Il restera actif, sauf annulation anticipée, jusqu’au 7 septembre.

La mesure lancée par le gouvernement du Premier ministre Pedro Sanchez intervient après la suspension de l’accord de Schengen ordonnée par Rome suite à la crise migratoire à Ceuta. « Le risque de terrorisme et le risque d’immigration illégale ne peuvent pas être sous-estimés. C’est pourquoi l’Italie ne pourra pas revenir sur sa décision de suspension de Schengen en ce qui concerne les avions et les navires en provenance d’Espagne jusqu’au 15 août. Ensuite, lorsque la situation sera revenue à la normale, nous serons prêts à rétablir la situation antérieure », a déclaré aujourd’hui le ministre des Affaires étrangères et vice-Premier ministre Antonio Tajani à Gr Radio Rai.