Cancer du nasopharynx, Sanguineti (Ire Rome) : « Une qualité de vie importante, il faut des parcours dédiés »

Cancer du nasopharynx, Sanguineti (Ire Rome) : « Une qualité de vie importante, il faut des parcours dédiés »

15 septembre 2026 | 17h40

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Le cancer du nasopharynx est une tumeur rare, mais il présente des caractéristiques épidémiologiques, biologiques et sanitaires spécifiques qui nécessitent des compétences dédiées, un diagnostic rapide et une prise en charge multidisciplinaire. Un élément distinctif est la concentration de la pathologie dans les périodes centrales de la vie : en Italie, l’incidence est en effet la plus élevée entre 50 et 69 ans. La rareté de la maladie ne signifie cependant pas que son impact est marginal. Selon les experts, le fardeau de la maladie affecte non seulement la santé des personnes, mais également leur vie familiale et sociale ainsi que leur capacité à travailler et à mener leurs activités quotidiennes normales. Outre la survie, la qualité de vie des patients revêt donc une importance croissante. « Compte tenu des améliorations apportées à la survie à long terme de la majorité des patients, en particulier aux stades précoces, la qualité de vie devient un facteur fondamental car les traitements ont encore un impact important sur la qualité de vie de ces patients. » Ainsi Giuseppe Sanguineti, radiothérapeute et directeur de l’unité de radiothérapie de l’Institut national du cancer Regina Elena à Rome, lors de la présentation, aujourd’hui dans la capitale, du Policy Brief « Cancer du nasopharynx en Italie : preuves, besoins des patients et perspectives d’avenir », créé par Teha Group avec la contribution non conditionnée de Leo Pharma.

Pour Sanguineti, qui est également président de l’Aiocc (Association italienne des Ets d’oncologie cervicale-céphalique), dans le parcours de soins, il est essentiel de surveiller également les effets à long terme des thérapies et d’accompagner le patient dans le temps. « Le tournant fondamental – explique l’expert – a été la création de groupes multidisciplinaires composés non seulement de spécialités médicales, mais aussi de spécialistes de soutien, parmi lesquels l’orthophoniste, le nutritionniste, le thérapeute de la douleur, toutes les personnalités professionnelles qui doivent participer constamment au traitement et au suivi multidisciplinaire de ces patients et intervenir là où cela est nécessaire. Pour combler ces lacunes, selon Sanguineti, il faut d’abord construire des parcours diagnostiques et thérapeutiques dédiés. « Le cancer de la tête et du cou – observe-t-il – est resté un peu en retard sur les autres tumeurs, précisément parce qu’il est un peu plus rare et donc je ne dis pas que c’est Cendrillon, mais il n’a pas eu la même visibilité, la même importance. D’où évidemment l’importance de sensibiliser la population avec la campagne Make Sense. Donc, à partir de là, établir, comme cela a été fait pour d’autres tumeurs, des parcours diagnostiques et thérapeutiques au niveau régional qui sont ensuite appliqués au niveau local ».