19 septembre 2026 | 18h39
LECTURE : 2 minutes
« Ce n’est qu’avec une prise en charge multidisciplinaire que nous pouvons identifier précocement les éventuels problèmes et anticiper la maladie dans certains de ses mouvements. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons construire une véritable médecine personnalisée, ce qui est aussi l’un des principaux objectifs de la recherche scientifique. Traiter de manière multidisciplinaire signifie connaître en profondeur la pathologie, connaître en profondeur la personne atteinte de SLA et construire ensemble un parcours de traitement le plus efficace possible. » C’est ce qu’a déclaré Federica Cerri, neurologue responsable de la zone SLA du centre clinique NeMo de Milan et spécialiste des voisins d’Ovunque, aujourd’hui à Milan à l’occasion de la journée portes ouvertes d’Aisla. Au cours de la journée, les personnes atteintes de SLA et les membres de leurs familles ont pu réaliser diverses activités et réunions au sein du siège milanais de l’association. Ce fut aussi l’occasion de découvrir le projet « Partout à proximité » créé pour apporter une assistance et des visites spécialisées directement à domicile.
« La SLA est une pathologie qui – continue Cerri – reste à ce jour sans traitement pharmacologique définitif, mais cela ne signifie pas qu’il n’y a aucune possibilité de guérison. La guérison ne passe pas exclusivement par le traitement pharmacologique, mais est un concept beaucoup plus complexe. Le traitement signifie prévention, promotion, assistance et qualité de vie et, lorsque la pathologie progresse, également l’introduction de soins palliatifs. La SLA est donc l’exemple le plus caractéristique de la façon dont le traitement peut être mis en œuvre dans toutes ses modalités ». Cerri explique que traiter une personne atteinte de SLA « signifie lui garantir la possibilité d’être là, comme père, comme mère, comme travailleur actif. L’obligation qui incombe à nous, cliniciens, est d’identifier les besoins du patient et de lui apporter une réponse rapide afin qu’il puisse rester actif tout au long du processus de la maladie.
« La SLA est une pathologie extrêmement complexe et hétérogène et cette hétérogénéité n’est pas connue dès le début, mais émerge tout au long de son parcours. Il est donc essentiel que l’assistance et le traitement passent par une action multidisciplinaire. La multidisciplinarité ne signifie pas simplement rassembler des professionnels, mais intégrer les compétences spécifiques de chacun pour qu’un parcours d’assistance et de soins le plus personnel possible se construise autour du patient. C’est par exemple le modèle de soins adopté par les Centres Cliniques NeMo : un lieu où le patient rencontre les spécialistes nécessaires pour identifier les éventuels problèmes liés à la maladie et où les besoins déterminés par la pathologie sont intégrés à ce que le patient juge bon pour lui-même, toujours dans le respect de la personne et avec une attention fondamentale à la spécificité de la maladie » » conclut Cerri.




