Journée du Lupus, Quartuccio (UniUd) : "Cours dédiés aux besoins des jeunes femmes"

Maladies rares, trois ans pour le diagnostic du lymphome cutané à cellules T : « Personnalisation des traitements »

« La personnalisation du traitement et la prise en charge dans des centres spécialisés sont des éléments clés pour optimiser les stratégies thérapeutiques du lymphome cutané à cellules T (Ctcl, Cutaneous T-Cell Lymphoma) ». C’est ce qu’ont rapporté les auteurs d’un article publié dans le ‘British Journal of Haematology’ (Comment je gère le mycosis fongoïde et le syndrome de Sézary : controverses actuelles et besoins non satisfaits) et qui devient particulièrement d’actualité à l’occasion de la XXI Journée nationale des patients atteints de cancer promue par Favo (Fédération des associations volontaires d’oncologie). Le patient cancéreux moyen n’existe pas, comme le rappelle le thème « United by Unique » choisi par la communauté internationale d’oncologie pour la période triennale 2025-2027, qui place au centre la singularité de l’histoire de chaque maladie. Et cela est démontré de manière emblématique – informe une note – par le Ctcl, une forme rare de lymphome non hodgkinien qui affecte la peau, dont la rareté rend également plus complexe la disponibilité d’estimations épidémiologiques nationales consolidées, et même aujourd’hui, dans ses manifestations initiales, elle peut prendre jusqu’à 3 ans avant d’être correctement reconnue, en raison de la similitude avec des pathologies dermatologiques plus courantes. La gestion optimale du Ctcl était au centre du Ctcl Forum, l’événement organisé par Kyowa Kirin International, qui a eu lieu récemment à Barcelone. Il y avait des experts de multiples spécialités : dermatologie, hématologie, anatomie pathologique, radiothérapie, psycho-oncologie.

Le Ctcl, qui comprend des sous-types tels que le Mycosis Fungoides (Mf) et le Syndrome de Sézary (Ss) – lit-on dans la note – « est un cas emblématique pour réitérer un principe qui s’applique à l’ensemble de l’oncologie, mais qui devient plus strict dans les maladies rares : les diagnostics opportuns, les thérapies personnalisées et les soins véritablement centrés sur la personne ne sont pas des concepts abstraits, mais les conditions concrètes qui séparent un parcours thérapeutique efficace d’années d’incertitude ». Sur le plan thérapeutique, les lignes directrices internationales de l’EORTC (Organisation européenne pour la recherche et le traitement du cancer) et du NCCN (National Comprehensive Cancer Network) proposent une prise en charge basée sur le stade, la présentation clinique et l’inclusion de nouvelles options. Les thérapies cutanées restent un pilier des phases initiales, tandis que dans les formes avancées, de nouvelles possibilités s’ouvrent, également grâce à des outils de stratification pronostique de plus en plus raffinés.

À côté de la dimension clinique, il existe une dimension que la Journée nationale des patients atteints de cancer place chaque année au centre du débat public : l’impact de la maladie sur la vie quotidienne. Ceux qui vivent avec Ctcl – une pathologie chronique, visible sur la peau, souvent accompagnée de symptômes invalidants – font face à des effets qui vont bien au-delà des paramètres cliniques : image corporelle, relations sociales, vie professionnelle, bien-être psychologique. C’est pour cette raison que l’écoute de l’expérience directe des patients, aujourd’hui de plus en plus valorisée également dans les directives internationales, représente un élément essentiel pour orienter des choix cliniques véritablement efficaces. Sur ce point – conclut la note – les associations de patients jouent un rôle fondamental pour réduire l’isolement et promouvoir une plus grande équité dans l’accès aux soins.