"Moins de viande, plus de poissons gras", 10 conseils du pédiatre pour une alimentation saine à petit prix

« Moins de viande, plus de poissons gras », 10 conseils du pédiatre pour une alimentation saine à petit prix

Chariot plus vide mais plus lourd pour le portefeuille des Italiens, en période de dépenses élevées. Des données récentes montrent une augmentation de près de 30% en 5 ans (enquête « Sole 24 Ore »), en considérant un panier de 31 produits représentatif des achats hebdomadaires d’une famille avec 1 enfant. Et les augmentations les plus fortes sont également enregistrées sur les produits clés pour une alimentation saine, depuis les légumes les plus utilisés (par exemple les tomates) jusqu’à l’huile d’olive extra vierge. Mais peut-elle être conciliée – notamment en présence d’enfants – avec une alimentation orientée vers le bien-être et en même temps durable pour le revenu familial ? Selon le pédiatre Italo Farnetani, oui. L’expert propose 10 astuces pour atteindre l’objectif, à commencer par une opération simple – « Moins de viande, plus de poisson gras » – qui pourrait même servir de catalyseur pour un changement de santé. L’idée est que chaque crise peut cacher une opportunité. « Pour garantir aux enfants une alimentation équilibrée, sûre, nutritionnellement appropriée et en même temps économiquement durable, un ensemble de recommandations est proposé sur la base de critères nutritionnels consolidés, sur les résultats relatifs à l’appréciation de la nourriture chez les mineurs, issus de mes recherches, et sur des pratiques de consommation responsable », explique le pédiatre à Adnkronos Salute.

Voici le décalogue :

1) Consommation de viande : trop est mauvais

La viande, un aliment coûteux à consommer avec modération, ne doit pas être consommée plus de 3 à 4 fois par semaine – observe Farnetani – Une consommation excessive peut être défavorable à la santé ; il est donc conseillé de l’alterner avec d’autres sources de protéines.

2) Boulettes de viande : plaisir et praticité

Les boulettes de viande sont une préparation appréciée des enfants et permettent d’utiliser des viandes de seconde coupe moins chères. La présence d’œufs et de fromage dans la recette contribue à enrichir l’apport en calcium et en protéines, rendant le plat nutritionnellement complet.

3) Boulettes de poisson : une option santé

La même préparation peut être proposée avec du poisson gras qui, en plus d’être moins cher, est riche en oméga-3 indispensables à l’organisme. Le poisson congelé convient également et permet de limiter davantage les coûts. La consommation de poisson devrait atteindre trois portions par semaine.

4) Les œufs : un aliment polyvalent et peu coûteux

Les œufs sont un aliment économique, riche en vitamines et pouvant être consommé jusqu’à trois fois par semaine. Bien qu’ils contiennent du cholestérol et des graisses, ils sont nécessaires à la croissance des enfants. Les différentes méthodes de préparation – bouilli, mollet, frit, battu ou poché – permettent d’adapter le plat aux préférences individuelles des plus petits.

5) Pâtes et riz : la simplicité comme valeur nutritionnelle

Les enfants n’ont pas besoin de plats complexes : les pâtes courtes ou le riz, assaisonnés d’huile d’olive, de tomate ou de pesto, sont les solutions les plus populaires, ils sont toujours « ex aequo » en première place. La cuisson al dente améliore la digestibilité et réduit la consommation d’énergie.

Le décalogue continue en passant en revue toutes les options saines et durables :

6) Fromages : préférez le Parmesan et le Grana

Les fromages les plus appréciés des enfants sont le Parmigiano Reggiano et le Grana Padano, ce dernier allie qualité nutritionnelle et commodité économique.

7) Fruits : valoriser les produits courants

Il n’est pas nécessaire de recourir à des fruits particuliers ou coûteux – assure Farnetani – Le jus d’orange, très apprécié des enfants, représente un choix nutritif et parmi les moins chers disponibles.

8) Snacks : réduire les snacks et les produits emballés

Les snacks industriels ont un coût élevé et ne sont pas particulièrement sains. Il est préférable de préparer le snack à la maison ou de l’acheter chez le boulanger, en optant pour une part de pizza, nutritive et bienvenue.

9) Pizza : joie, famille et santé

La pizza peut être introduite dans l’alimentation dès l’âge de 18 mois. Jusqu’à l’âge de 6 ans, la Margherita est la plus populaire, tandis que par la suite, la popularité de la version aux saucisses de Francfort augmente. Les restes de pizza de la veille constituent une collation adéquate, contribuant à renforcer la valeur du partage familial.

10) Desserts maison : valeur nutritionnelle et émotionnelle

La préparation des desserts à la maison favorise les économies et répond aux préférences des enfants, qui apprécient davantage les produits fabriqués en famille. La tarte, au chocolat ou à la confiture, est toujours le dessert le plus apprécié. En plus d’être économique – conclut le pédiatre – il a une valeur émotionnelle importante.