« Les vaccinations antivirales constituent un outil de protection et de prévention pour de larges couches de la population, en particulier les personnes âgées, les patients chroniques et fragiles, y compris les patients cardiaques. Il est donc utile d’étendre le programme de vaccination aux collectivités locales comme les pharmacies, qui offrent disponibilité et accessibilité ». Ainsi, chez Adnkronos Salute Massimo Volpe, professeur émérite de l’Université Sapienza, cardiologue à l’Irccs San Raffaele de Rome et président de la Société italienne de prévention cardiovasculaire (Siprec), souligne la valeur stratégique d’une vaccination généralisée également dans les pharmacies pour un système de santé qui doit « atteindre plus efficacement les citoyens de la région ».
Pour Volpe, « l’organisation actuelle n’est peut-être pas suffisante » et « la vaccination en pharmacie s’inscrit très raisonnablement dans ce contexte aux côtés des procédures hospitalières, par exemple lors d’une hospitalisation, ou des centres de vaccination », ajoute-t-il.
Un exemple concret vient de la vaccination contre la grippe, « considérée comme un pilier de la prévention cardiovasculaire depuis plus de dix ans », comme le rappelle l’expert, car « elle réduit les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et les hospitalisations pour insuffisance cardiaque. Des preuves confirmées par des études à grande échelle », observe Volpe qui ajoute : « En perspective, d’autres vaccinations antivirales, comme celles contre le Covid et le zona, peuvent également protéger les patients à risque de conséquences graves ». « Les pharmacies de service représentent un modèle optimiste, car elles apportent des bénéfices concrets aux citoyens, en augmentant la proximité, la prévention et la couverture vaccinale », conclut-il.




